La Turquie va trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie

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Turkey's President Recep Tayyip Erdogan, left, and Qatar's Emir Tamim bin Hamad Al Thani shake hands during a ceremony in Doha, Qatar, Wednesday, Dec. 2, 2015. Erdogan is on a two-day state visit to the Gulf emirate.(AP Photo/Yasin Bulbul, Presidential Press Service, Pool)

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Agence France-Presse
ANKARA

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré samedi que la Turquie allait trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie en raison des fortes tensions entre les deux pays depuis qu'Ankara a abattu un avion militaire russe à la frontière syrienne.

« Il est possible de trouver d'autres fournisseurs », a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé en faisant référence à l'Azerbaïdjan et au Qatar notamment.

La Russie est le principal fournisseur d'énergie de la Turquie, à qui elle livre 55 % de ses besoins en gaz et 30 % de ceux en pétrole.

Ankara importe 90,5 % de son pétrole et 98,5 % de son gaz naturel.

La Turquie et la Russie traversent une grave crise déclenchée par la destruction d'un bombardier russe par l'aviation turque à la frontière syrienne le 24 novembre. Ankara affirme que le bombardier russe a violé son espace aérien, ce que Moscou dément.

Furieuse, la Russie a ordonné des sanctions économiques contre la Turquie, notamment un embargo sur les importations de fruits et légumes turcs, et rétabli les visas pour les citoyens turcs à partir du 1er janvier prochain.

M. Erdogan a assuré samedi qu'il n'y avait pour l'heure « aucun signe » que ces représailles affectent le secteur de l'énergie, mais a confirmé avoir signé cette semaine avec le Qatar un accord pour la livraison de gaz de pétrole liquéfié.

« Vous voyez maintenant qu'ils (la Russie) n'achètent plus de textiles turcs. La Turquie n'est pas un pays qui va s'effondrer avec vos (...) importations d'un million de dollars », a-t-il raillé en rappelant que son pays s'était abstenu de prendre des sanctions contre la Russie à cause de la crise ukrainienne.

La Russie a aussi annoncé cette semaine le gel du projet de gazoduc TurkStream, qui devait permettre d'acheminer le gaz russe jusqu'en Europe via le territoire turc en contournant l'Ukraine.

Le chef de l'État turc a qualifié cette annonce de « mensonge ». « TurkStream est un projet sur lequel nous avons nous-mêmes tiré un trait depuis un moment parce que (la Russie) ne répondait pas à nos exigences », a-t-il assuré.

En dépit des tensions, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a lancé samedi un appel au dialogue à Moscou, au surlendemain de sa rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

« Bien sûr nous avons des points de vue différents, mais nous devons continuer à parler afin de réduire nos divergences », a déclaré M. Cavusoglu lors d'une rencontre avec des citoyens russes vivant dans la station balnéaire d'Antalya (sud).

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