Londres: un «gourou maoïste» accusé de viols et de séquestration

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Aravindan Balakrishnan, 75 ans, a nié les sept chefs d'accusation pour attentat à la pudeur et quatre autres pour viols commis dans les années 1970.

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Agence France-Presse
LONDRES

Un «gourou maoïste» a violé plusieurs de ses adeptes et séquestré sa propre fille pendant 30 ans dans un quartier multiethnique de la capitale britannique, a affirmé l'accusation à l'ouverture de son procès jeudi à Londres.

Aravindan Balakrishnan, 75 ans, a nié les sept chefs d'accusation pour attentat à la pudeur et quatre autres pour viols commis dans les années 1970.

À cette époque, le prévenu, connu sous le surnom de «camarade Bala», avait fondé à Brixton, dans le sud de Londres, l'Institut des travailleurs sur la pensée du Marxisme-Léninisme selon Mao Zedong. Une «secte», selon le procureur, visant à «renverser l'état fasciste britannique».

«Orateur charismatique», il a attiré une centaine d'adeptes avant que son influence ne diminue et ne se réduise à un petit cercle de six femmes «qui le vénéraient comme un dieu». Parmi elles, sa propre femme.

«Elles vivaient dans la violence, la peur et l'isolation», pétrifiées devant un homme qui leur avait «lavé le cerveau» et les avait convaincues qu'il pouvait contrôler «la lune, le soleil, le feu et les vents».

Deux femmes ont été «abusées sexuellement et soumises à des actes sexuels dégradants et humiliants». «Après avoir violé l'une d'elles, il lui a dit qu'il l'avait purifiée», affirme l'acte d'accusation.

Le prévenu, d'origine indienne, a également battu sa propre fille à partir de l'âge de quatre ans pour exorciser ses «tendances fascistes».

Il l'a empêchée de fréquenter l'école et de se faire des amis, la coupant complètement du monde extérieur. «Elle ne quittait presque jamais la maison», jusqu'à ce qu'elle trouve le courage de s'enfuir en 2013 avec l'aide d'une association d'aide à l'enfance, a appris le jury.

Accusé de séquestration et de cruauté envers son enfant, le septuagénaire, impassible dans son box, a nié là aussi toutes les charges.

Le nom des victimes et d'autres détails ne peuvent pas être cités à ce stade pour des raisons légales. L'affaire avait fait grand bruit dans les médias britanniques en novembre 2013 lorsque le septuagénaire avait été arrêté après la découverte à son domicile de plusieurs femmes séquestrées.

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