Le chanteur ne se doutait pas de l'horrible drame qui se jouait à Bucarest

Une veillée aux chandelles a été organisée devant... (Photo DANIEL MIHAILESCU, AFP)

Agrandir

Une veillée aux chandelles a été organisée devant la discothèque où 27 personnes ont perdu la vie, vendredi soir, à Bucarest, en Roumanie.

Photo DANIEL MIHAILESCU, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alison Mutler
Associated Press
BUCAREST, Roumanie

Lorsque les premières étincelles ont éclaté sur une scène de Bucarest, en Roumanie, le chanteur du groupe Goodbye to Gravity a dit à la blague que l'artifice ne faisait pas partie du spectacle. Quelques minutes plus tard, les flammes se propageaient dans la foule, faisant au moins 27 morts et 180 blessés.

Alex Pascu and Mihai Alexandru, du groupe de... (Photo Vlad Busca, Reuters) - image 1.0

Agrandir

Alex Pascu and Mihai Alexandru, du groupe de métal Goodbye to Gravity, étaient en train de se produire lorsque l'incendie a pris dans l'établissement.

Photo Vlad Busca, Reuters

Deux guitaristes du groupe ont péri dans le drame, survenu vendredi soir, alors que le chanteur principal était parmi les nombreux blessés à être soigné à l'hôpital pour des brûlures importantes.

Selon des témoins, de 300 à 400 personnes assistaient au spectacle, dont quelques enfants qui étaient avec leurs parents, alors qu'une performance pyrotechnique a mal tourné. Une flammèche sur la scène où le groupe de musique se produisait aurait enflammé une partie du décor en polystyrène.

Les spectateurs auraient ensuite paniqué et se seraient rués vers la seule sortie de la boîte de nuit.

Le premier ministre Victor Ponta a écourté sa visite au Mexique pour retourner d'urgence à Bucarest et il a décrété trois jours de deuil national à compter de samedi. Le président Klaus Iohannis a rendu visite aux blessés à l'hôpital de Floreasca, et la plupart étaient inconscients et dans un état grave, a-t-il affirmé.

Des centaines de membres de la communauté médicale ont été mobilisés pour sauver le plus de vies. Bogdan Oprita, porte-parole de l'hôpital d'urgence de Floreasca a affirmé qu'il s'agissait du pire bain de sang depuis la révolution anticommuniste de 1989.

«C'était comme une guerre. Des dizaines de chirurgiens ont été appelés chez eux et on leur a demandé d'opérer», a-t-il expliqué.

La secouriste Violeta Maria Naca, qui cumule 22 ans d'expérience, a décrit dans un message publié sur Facebook son éprouvante soirée. «Il y avait un enfant qui était brûlé à 70 %. Je pleurais. Sa peau se détachait de (son corps). Il demandait s'il allait survivre. C'était grave», a-t-elle relaté.

Les enfants accompagnés d'adultes peuvent fréquenter les boîtes de nuit en Roumanie et plusieurs établissements ne vérifient pas si leurs clients sont âgés de 18 ans ou plus.

Selon l'agence de renseignement roumaine, une Italienne, deux Espagnols et un Allemand étaient parmi les blessés.

Delia Tugui, une professeure espagnole, était au spectacle avec son mari et son fils et elle a écrit sur Facebook que le feu s'était propagé en l'espace de 30 secondes.

«Le feu s'est répandu partout au plafond. Les gens se sont précipités vers la sortie, mais c'était trop étroit et les gens paniquaient (...) J'ai compris que ceux qui étaient de l'autre côté du bar ne sortiraient pas de là vivants», a-t-elle expliqué à l'Associated Press.

Le groupe, qui lançait un nouvel album ce soir-là, avait interprété la chanson This is the Day We Die avant que l'incendie n'éclate, selon des témoins.

Plusieurs concerts dans des boîtes de nuit ont tourné au cauchemar lorsque des éléments pyrotechniques ont causé des incendies. Au Rhode Island, un drame similaire dans une boîte de nuit avait fait 100 morts en 2003, sans oublier l'incendie à Santa Maria, au Brésil, qui avait causé la mort de 242 personnes.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer