Des poids lourds du banditisme marseillais jugés pour trafic de drogue

Un homme dépose des documents relatifs au dossier... (PHOTO BERTRAND LANGLOIS, AFP)

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Un homme dépose des documents relatifs au dossier de ce que certains qualifient de «Papy connection», au tribunal de Marseille, le 26 octobre.

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Agence France-Presse
MARSEILLE

Le procès de 15 personnes, dont des figures «historiques» du banditisme marseillais, poursuivies pour avoir voulu importer de la drogue d'Amérique du Sud dans des conteneurs de calamars surgelés, a débuté lundi à Marseille, dans le sud de la France.

L'âge moyen des principaux prévenus - autour de 65 ans - et la présence parmi eux de Laurent Fiocconi, 74 ans, et de Joseph Signoli, 78 ans, passeurs de la French Connection condamnés au début des années 1970, incitent certains acteurs du dossier à évoquer une «Papy connection».

Parmi les 15 prévenus, dont le plus jeune a 41 ans, figure également Raymond Mihière, 64 ans, surnommé «Le Chinois», une figure du banditisme méridional condamnée à six reprises, notamment pour trafic de stupéfiants.

Neuf des prévenus comparaissent libres. Cinq sont détenus, et un, un Espagnol, était absent à l'ouverture des débats.

Le procès a débuté normalement malgré la demande formulée par le bâtonnier du barreau de Marseille Fabrice Giletta de le renvoyer: les avocats marseillais, comme nombre de leurs confrères, sont officiellement en grève jusqu'à mercredi inclus pour protester contre un projet de réforme de l'aide juridictionnelle.

Tout en disant comprendre le mouvement des avocats, le président Patrick Ardid a rejeté cette demande, arguant notamment de la planification très chargée du tribunal.

L'affaire, jugée théoriquement jusqu'au 6 novembre, avait débuté par l'échange de renseignements entre les services d'enquête anti-stupéfiants allemand, espagnol et français sur Raymond Mihière. Il est surveillé alors qu'en juillet 2011, il prépare, selon les enquêteurs, l'importation de cocaïne dissimulée dans un conteneur de produits de la mer surgelés devant partir du Chili.

L'opération avorte en raison de la surveillance par les douanes espagnoles des conteneurs de la société devant assurer le transport de la drogue. Les écoutes établissent l'existence d'un lourd contentieux entre investisseurs et transporteurs.

L'importation de la drogue s'opère ensuite selon un mode opératoire plus classique: l'usage de «mules» transportant des valises par voie aérienne. Le 2 mars 2012, Savellin Savelli, un Corse, est arrêté à Buenos Aires avec six kilos de cocaïne.

Les interpellations des autres prévenus sont orchestrées par l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) le 26 novembre 2012, jour de l'arrivée en France d'une «mule» en provenance du Pérou.

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