L'avortement pour les mineures sera limité en Espagne

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Le gouvernement de Mariano Rajoy avait provoqué la polémique en approuvant en décembre 2013 un avant-projet de loi qui interdisait l'avortement sauf dans quelques cas - risque vital pour la vie ou la santé de la mère, viol - et excluait les cas de malformation du foetus comme motif valable.

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Agence France-Presse
Madrid

Le Sénat espagnol a définitivement approuvé mercredi la réforme de la loi sur l'avortement, qui interdit aux mineures d'avorter sans consentement parental, une version assouplie d'une réforme vivement contestée par l'opposition.

La chambre haute espagnole a approuvé la réforme avec 145 votes pour, 89 contre et cinq abstentions, ce qui constitue la dernière étape formelle avant son entrée en vigueur.

La réforme prévoit que «pour l'interruption volontaire de grossesse d'une mineure (...), en plus de la manifestation de sa volonté, le consentement exprès de ses représentants légaux sera nécessaire», éliminant la possibilité d'avorter de son propre chef, comme le permettait la loi jusqu'à présent.

La modification cherche à «rendre aux pères et aux mères la capacité de conseiller leur fille et d'être à ses côtés dans ce moment si difficile de sa vie», a défendu la sénatrice María Dolores Pan, du Parti populaire (conservateur) au pouvoir.

«C'est une réduction des droits», a affirmé de son côté Laura Berja, sénatrice du parti socialiste, principal parti d'opposition, ajoutant qu'il s'agissait d'une «initiative qui ne répond pas à une demande sociale» et que «cela ne va pas éviter que les jeunes avortent».

Le gouvernement de Mariano Rajoy avait provoqué la polémique en approuvant en décembre 2013 un avant-projet de loi qui interdisait l'avortement sauf dans quelques cas - risque vital pour la vie ou la santé de la mère, viol - et excluait les cas de malformation du foetus comme motif valable.

Cette loi représentait un retour en arrière par rapport à la législation en vigueur, approuvée par la gauche en 2010, et qui permettait aux femmes d'avorter sans justification dans les 14 premières semaines de grossesse.

Après des mois de controverse, l'exécutif a renoncé il y a un an à cette réforme et a annoncé que, à la place, il se limitait à proposer l'interdiction de l'avortement sans consentement parental.

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