Turquie: un gouvernement de transition jusqu'aux élections

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Le président Recep Tayyip Erdogan (à droite) a chargé mardi le premier ministre Ahmet Davutoglu (à gauche) de former un gouvernement de transition.

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Agence France-Presse
ANKARA

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a chargé mardi le premier ministre Ahmet Davutoglu de former le gouvernement de transition qui dirigera la Turquie jusqu'aux élections législatives anticipées d'automne, a annoncé la présidence.

«Le président de la République qui a décidé d'un renouvellement des élections parlementaires (...) a chargé M. Ahmet Davutoglu de constituer le conseil des ministres intérimaire», a indiqué un communiqué au terme de la réunion au palais présidentiel.

Ce gouvernement de transition, sans précédent dans l'histoire politique récente de la Turquie, devra être formé dans un délai de cinq jours.

Il devrait être constitué de députés du parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur, au pouvoir) et du parti de la démocratie des peuples (HDP, pro-kurde/gauche), en fonction de leur représentation au Parlement. Les deux autres formations parlementaires, les sociaux-démocrates (CHP) et les nationalistes (MHP) ayant d'ores et déjà refusé d'y participer, M. Davutoglu pourrait aussi faire appel à des personnalités «indépendantes», technocrates ou anciens de l'AKP.

Lors des dernières législatives du 7 juin, l'AKP avait perdu la majorité absolue dont il disposait depuis 2002, douchant les espoirs du président Erdogan de pouvoir modifier la constitution pour renforcer ses pouvoirs.

Depuis lors, la Turquie est dans une impasse politique, les tractations de M. Davutoglu avec l'opposition pour la constitution d'une coalition gouvernementale n'ayant pas abouti.

Le chef de l'État, accusé de vouloir gouverner seul, a formellement convoqué lundi de nouvelles élections législatives, en pleine résurgence des violences avec les rebelles kurdes.

Mardi, le chef du HDP, Selahattin Demirtas, bête noire de M. Erdogan, l'a accusé d'avoir «suspendu la Constitution et la démocratie» et de se livrer à un «coup d'État civil».

Le leader kurde a aussi de nouveau appelé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et Ankara à arrêter les hostilités qui ont repris en juillet, après plus de deux ans.

La date des nouvelles élections n'a pas encore été officiellement annoncée, mais M. Erdogan avait déjà déclaré avoir retenu le dimanche 1er novembre pour cette nouvelle consultation.

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