Des centaines de migrants prennent d'assaut une gare de Macédoine

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Le sentiment d'urgence des migrants qui souhaitent se rendre en Europe s'est accentué alors qu'ils se hâtent d'atteindre la Hongrie avant que le gouvernement hongrois n'ait terminé de construire une clôture en barbelés à lames.

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Boris Grdanoski
Associated Press
GUEVGUELIYA, Macédoine

Se bousculant et se poussant les uns les autres, des centaines de migrants désirant se rendre en Serbie ont envahi, samedi, le quai de la gare de Guevgueliya, une ville du sud de la Macédoine située près de la frontière du pays avec la Grèce.

Pour ces migrants, qui proviennent pour la plupart du Moyen-Orient, mais aussi de l'Afghanistan, la Serbie est le dernier obstacle à se dresser entre eux et la Hongrie, un pays membre de l'Union européenne.

Cette route, qui a l'avantage d'éviter aux migrants la périlleuse traversée de la Méditerranée en bateau, est de plus en plus populaire auprès de ceux qui cherchent à obtenir l'asile en Europe.

Les migrants ont le choix entre voyager depuis la Turquie ou la Grèce par la mer ou se rendre jusqu'en Bulgarie par voie terrestre et, de là, se diriger vers la Macédoine et la Serbie. Mais au cours de ce périple, ils tombent souvent entre les griffes des passeurs de clandestins et du crime organisé.

Samedi, les migrants à Guevgueliya ont choisi de prendre le train parce que c'est le moyen de transport le plus abordable et que cela leur coûte moins cher que de recourir à des passeurs, qui entassent souvent le plus de personnes possible dans des voitures ou des camions avec des résultats parfois funestes.

Leur empressement à s'assurer une place à bord du train devant les mener à la frontière de la Serbie a semé le chaos dans la gare. Les esprits se sont échauffés devant la billetterie et sur le quai. Ceux qui n'étaient pas arrivés assez tôt pour avoir une place sur le quai ou qui s'étaient réfugiés dans des wagons inoccupés afin d'échapper au soleil de plomb se sont jetés devant le train, certains avec leurs enfants dans les bras, dans l'espoir de pouvoir y grimper.

Le train a quitté la gare peu de temps après, rempli à craquer. Plusieurs personnes ont cependant dû rester sur le quai afin d'attendre le prochain convoi.

Les autorités macédoniennes ont fourni aux migrants des visas de transit d'une durée de trois jours afin qu'ils ne restent pas coincés en Macédoine. Ils doivent toutefois se rendre jusqu'à la frontière par leurs propres moyens.

Le sentiment d'urgence des migrants qui souhaitent se rendre en Europe s'est accentué alors qu'ils se hâtent d'atteindre la Hongrie avant que le gouvernement hongrois n'ait terminé de construire une clôture en barbelés à lames.

Avant que la Hongrie annonce son projet de clôture il y a quelques mois, environ 1000 migrants tentaient quotidiennement de franchir ses frontières. Ils sont maintenant plus de 1500 chaque jour à essayer de le faire.

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