Russie: une mamie tueuse en série et cannibale

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Tamara Samsonova aurait commis 11 meurtres en 20 ans.

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Dostoïevski n'aurait pas pu inventer ça. Dans ce qui ressemble à une version inversée - et poussée à l'extrême - du roman Crime et châtiment, la «mamie tueuse» Tamara Samsonova est maintenant soupçonnée d'avoir mangé ses victimes.

Arrêtée fin juillet à Saint-Pétersbourg, après avoir été filmée par des caméras de surveillance avec un sac contenant peut-être des restes humains, la retraitée de 68 ans aurait accompli pas moins de 11 assassinats en 20 ans, notamment celui d'une vieille amie, de ses «chambreurs» et même de son mari, porté disparu depuis 2005.

Comparaissant hier devant le juge, l'ancienne employée d'hôtel a confessé quelques-uns de ses crimes.

«Je suis coupable, je mérite d'être punie», a-t-elle déclaré, avant de souffler un baiser en direction des journalistes présents. Apprenant qu'elle resterait détenue jusqu'à son procès, la dame aurait ensuite souri et applaudi...

Sa culpabilité ne sera pas difficile à établir. En fouillant son appartement, les enquêteurs ont trouvé, parmi des livres d'astrologie et de magie noire, un journal intime dans lequel la sexagénaire consignait ses crimes.

Selon le quotidien The Daily Mail, qui dit avoir eu accès à des extraits du journal, on peut notamment y lire la description glaçante du meurtre de son ancien chambreur Volodia, que la dame aurait découpé en morceaux «dans la toilette avec un couteau», avant de «les disperser dans différents coins du district de Frounzé».

Le journal britannique suggère par ailleurs que la «mamie tueuse» aurait mangé les organes internes de ses victimes, avec une préférence marquée pour les poumons.

Interrogée sur ces possibles penchants cannibales, une source policière aurait confié au Daily Mail que cela n'était «pas exclu».

Au-delà de son aspect sensationnaliste, l'affaire Samsonova a tout ce qu'il faut pour «jouer sur les cordes sensibles de la psyché collective russe», souligne enfin Yann Breault, spécialiste de la Russie rattaché à l'Université du Québec à Montréal.

Dans un pays où la babouchka (grand-mère russe) «incarne habituellement l'autorité morale et spirituelle», ce personnage de mamie tueuse en série apparaît comme une exception spectaculaire. Il n'en fallait pas plus d'ailleurs pour que les médias russes la surnomment Baba Yaga, en référence à cette affreuse sorcière du folklore slave qui avait l'habitude de manger les enfants.

«Il est certain que cette histoire fait résonner de profonds clichés culturels», résume Yann Breault.

Sorcière ou grand-mère, Baba Yaga n'en menait pas large, hier, lors de sa comparution. S'adressant aux journalistes, elle lancera même d'un air penaud: «Je savais que vous viendriez. J'ai tellement honte. Toute la ville va savoir.»

La ville, et aussi le monde...

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