Jean-Marie Le Pen de nouveau jugé pour ses propos sur les chambres à gaz

Interrogé par l'AFP, Jean-Marie Le Pen a réagi... (PHOTO THOMAS SAMSON, ARCHIVES AFP)

Agrandir

Interrogé par l'AFP, Jean-Marie Le Pen a réagi en dénonçant une «persécution supplémentaire» à son encontre.

PHOTO THOMAS SAMSON, ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
PARIS

Le leader historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, va être de nouveau jugé pour avoir répété, malgré de précédentes condamnations, que «les chambres à gaz étaient un détail» de la Deuxième Guerre mondiale, a appris vendredi l'AFP de source judiciaire.

Le parquet de Paris a cité à comparaître il y a quelques semaines le patriarche de 87 ans, cofondateur du Front national (FN) aujourd'hui présidé par sa fille Marine, pour contestation de crime contre l'humanité.

La date de son procès en correctionnelle devant le tribunal de grande instance de Paris n'a pas encore été fixée. Interrogé par l'AFP, Jean-Marie Le Pen a réagi en dénonçant une «persécution supplémentaire» à son encontre.

La première des nombreuses sorties du tribun d'extrême droite sur le sujet remonte au 13 septembre 1987, quand il avait déclaré : «Je n'ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale».

Elle lui avait valu une condamnation judiciaire quatre ans plus tard, suivie d'autres en 1997 et 1999, en France et en Allemagne, après la répétition de propos similaires. M. Le Pen avait ensuite encore récidivé en 2008 dans un magazine français et en 2009 au Parlement européen.

Interviewé le 2 avril dernier par un journaliste du groupe de radiotélévision RMC-BFMTV qui lui demandait s'il regrettait ces propos, le tribun d'extrême droite avait refusé de se renier.

«Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz», avait-il déclaré.

Ce énième dérapage assumé avait suscité la colère de Marine Le Pen, engagée dans une stratégie de «dédiabolisation» du Front national pour favoriser ses ambitions à l'élection présidentielle de 2017.

À la suite de ces propos, Jean-Marie et Marine Le Pen sont entrés dans une guerre politico-familiale ouverte. La présidente du FN a fait suspendre son père du mouvement, mais ce dernier a récemment obtenu l'annulation de cette décision par la justice.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer