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Raïf Badawi: la justice saoudienne «moyenâgeuse», persiste la chef de la diplomatie suédoise

Mme Wallström interrogée par la radio publique suédoise... (PHOTO CLAUDIO BRESCIANI, ARCHIVES AP/TT)

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Mme Wallström interrogée par la radio publique suédoise SR à propos de la condamnation à 1000 coups de fouet de Raif Badawi, a réitéré les propos qui avaient provoqué une crise diplomatique entre Stockholm et Riyad en mars.

PHOTO CLAUDIO BRESCIANI, ARCHIVES AP/TT

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Agence France-Presse
STOCKHOLM

La ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallström a de nouveau accusé mardi l'Arabie saoudite d'user d'une «méthode moyenâgeuse» en condamnant au fouet le blogueur Raif Badawi connu en Occident.

Mme Wallström était interrogée à Bruxelles par la radio publique suédoise SR à propos de la condamnation à 1000 coups de fouet de Raif Badawi, confirmée dimanche par la Cour suprême saoudienne. Et elle a réitéré des propos qui avaient provoqué une crise diplomatique entre Stockholm et Riyad en mars.

«Mon opinion, c'est que c'est une peine moyenâgeuse. C'est une méthode moyenâgeuse qui n'a pas sa place dans une société qui autorise des médias libres et permet aux gens d'exprimer leur point de vue», a-t-elle déclaré.

«Ce que j'en pense est tout à fait clair, et c'est apparu dans tous les médias donc je n'ai pas changé d'avis à ce sujet», a-t-elle insisté.

Raif Badawi, animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, est emprisonné depuis 2012 et avait été condamné en novembre. Sa femme et ses enfants ont trouvé refuge au Québec, où ils habitent à Sherbrooke.

Lundi, les États-Unis avaient appelé l'Arabie saoudite à «annuler cette punition brutale», tandis que l'Union européenne avait qualifié ce châtiment d'«inacceptable» et «contraire à la dignité humaine».

Lors d'une vague de protestations en Occident contre la peine infligée à M. Badawi, Mme Wallström avait employé les termes les plus forts. «On se doit de protester contre ces méthodes quasi moyenâgeuses», avait-elle affirmé en janvier.

L'Arabie saoudite avait immédiatement protesté, puis la crise s'était envenimée en mars, au moment où le gouvernement suédois décidait de ne pas renouveler un accord de coopération militaire avec Riyad. Mme Wallström avait été empêchée de prononcer un discours devant la Ligue arabe, à la demande des diplomates saoudiens.

La conséquence la plus grave avait été la suspension de la délivrance de visas pour les Suédois. Puis, le 2 avril, la Suède avait annoncé que les relations entre les deux pays étaient «normalisées».

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