Vol 4U9525: un suivi psychologique du copilote avait été recommandé

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Andreas Lubitz

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Agence France-Presse
FRANCFORT

Les médecins de la Lufthansa avaient recommandé un suivi psychologique après la dépression du copilote Andreas Lubitz, soupçonné d'avoir volontairement provoqué l'écrasement d'un Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, selon un journal allemand.

L'Autorité allemande de supervision du transport aérien a découvert une remarque dans un dossier de la Lufthansa, maison mère de Germanwings, concernant M. Lubitz, rapporte le Bild am Sonntag, l'édition dominicale du quotidien populaire Bild.

Les médecins de la compagnie aérienne ont écrit «que Lubitz devait continuer à être suivi psychologiquement, malgré l'aptitude à voler accordée», par un expert indépendant en 2009, après que le pilote ait subi un épisode dépressif grave, explique le journal.

Il ne précise pas en revanche si M. Lubitz a effectivement bénéficié d'un suivi psychologique après avoir repris sa formation de pilote. Interrogé par le journal, un porte-parole de Lufthansa a refusé de s'exprimer sur le sujet, pour «ne pas perturber l'enquête» en cours en Allemagne.

Les premiers éléments dévoilés par la justice française suggèrent que M. Lubitz a volontairement précipité l'A320 de Germanwings contre un flanc de montagne des Alpes du Sud en France, tuant ainsi les 150 passagers à son bord.

Ce scénario a provoqué un immense émoi en Allemagne, où les révélations se succèdent dans la presse depuis l'écrasement.

La LBA a ainsi expliqué ne jamais avoir eu accès au dossier médical de M. Lubitz. Le gendarme du transport aérien ne l'a consulté au centre médical de la Lufthansa que le 27 mars, soit trois jours après l'écrasement, et a alors découvert sa dépression.

M. Lubitz avait interrompu pendant des mois sa formation de pilote à l'école d'aviation de la Lufthansa, à cause de cet «épisode dépressif grave», avant de la reprendre en 2009, rappelle le Bild am Sonntag.

Le parquet de Düsseldorf avait dévoilé il y a deux semaines que M. Lubitz avait «été en traitement psychothérapeutique pour des tendances suicidaires il y a de nombreuses années», avant l'obtention de son brevet de pilote. Il avait également effectué des recherches sur l'internet sur le suicide et les portes blindées des cockpits quelques jours avant l'écrasement.

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