Arrestation en Espagne d'une famille djihadiste présumée

Les deux adolescents, sous surveillance depuis le départ... (PHOTO MOHD RASFAN, ARCHIVES AFP)

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Les deux adolescents, sous surveillance depuis le départ en Syrie de l'un de leurs frères décédé en 2014, avaient quitté l'école publique et suivaient des études coraniques, «immergés dans un processus de radicalisation».

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Agence France-Presse
MADRID

Un couple de Marocains liés aux réseaux djihadistes ont été arrêtés de même que leurs fils, des jumeaux de 16 ans qui s'apprêtaient à rejoindre les zones de conflit en Syrie via le Maroc, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

La garde civile «a arrêté cette nuit à Badalona (est) quatre personnes liées à l'envoi de djihadistes en Syrie», a indiqué le ministère mardi matin dans un communiqué.

«Parmi les personnes arrêtées figurent deux mineurs de 16 ans qui préparaient leur départ imminent pour la Syrie via le Maroc», et devaient quitter Badalona mardi, selon cette source.

Il s'agit des parents et de leurs deux enfants, tous de nationalité marrocaine, a par la suite précisé le ministère sur son compte twitter.

«Ils avaient déjà contacté des membres des réseaux de recrutement et d'envoi pour organiser leur voyage en passant par la Turquie», a ajouté le ministère.

Les deux jumeaux étaient sous surveillance depuis le départ en Syrie de l'un de leurs frères, décédé en 2014 et «dont on pense qu'il avait rejoint les rangs de groupes djihadistes liés à Daesh» (groupe État islamique), dit le ministère.

Les deux adolescents avaient quitté l'école publique et suivaient des études coraniques à Tétouan au Maroc, «immergés dans un processus de radicalisation».

Ils «s'apprêtaient à se rendre dans la zone de conflit irako-syrienne et en toute connaissance de l'entourage direct, en particulier, la mère, dont un autre fils était décédé dans le même conflit», poursuit le ministère.

Les deux autres personnes arrêtées seraient la mère et son conjoint, selon la presse.

Plusieurs cellules chargées de recruter des volontaires prêts à partir dans des zones de conflit pour le compte du groupe État islamique (EI), ont été démantelées ces derniers mois en Espagne, en particulier dans les enclaves au Maroc de Melilla et de Ceuta, seules frontières terrestres entre l'Europe et l'Afrique.

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé le 12 mars l'arrestation de deux djihadistes présumés à Ceuta et soupçonnés d'appartenir à une cellule qui aurait pu commettre des attentats.

Selon les autorités, une centaine d'Espagnols aurait rejoint les rangs de milices djihadistes en Irak ou en Syrie, un chiffre relativement faible par rapport aux milliers de Français, Britanniques ou Allemands qui sont partis dans ces pays.

L'Autriche jugera un adolescent soupçonné d'avoir préparé un attentat

VIENNE - La justice autrichienne jugera le 19 mai un adolescent de 14 ans se réclamant du djihadisme, et soupçonné d'avoir voulu faire exploser une bombe dans une gare de Vienne.

Ce collégien d'origine turque est détenu depuis janvier après avoir fugué et enfreint ainsi les conditions de son contrôle judiciaire.

Arrêté une première fois en octobre 2014 dans son école à Sankt-Pölten (est), il avait reconnu avoir cherché à fabriquer une bombe pour la faire exploser dans une gare de la capitale de l'Autriche.

L'adolescent avait également indiqué vouloir se rendre en Syrie pour combattre aux côtés des militants du groupe État islamique (EI), selon la police.

En raison de son jeune âge, il avait été relâché au bout de deux semaines et placé sous contrôle judiciaire.

Me Rudolf Mayer, son avocat, affirme mardi dans le quotidien Krone que son client n'a fait que «jouer avec l'idée» d'un attentat.

Selon des extraits de l'acte d'inculpation cités par le journal populaire, de nombreuses images extrêmement violentes de propagande de l'EI ont été trouvées dans l'ordinateur, le téléphone et la console PlayStation de l'adolescent.

Mi-mars, un adolescent viennois de 16 ans parti rejoindre l'EI, puis grièvement blessé en Syrie, s'était rendu à la police à son retour en Autriche.

Quelque 200 personnes, dont des femmes et des mineurs, ont rejoint la Syrie et l'Irak depuis l'Autriche, selon les autorités. Quelque 70 suspects sont revenus en Autriche et plusieurs d'entre eux ont été emprisonnés en attente d'un jugement.

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