Vol 4U9525: 78 ADN isolés sur le site de l'écrasement

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Depuis la catastrophe mardi, les enquêteurs s'efforcent de collecter un maximum d'éléments permettant l'identification des corps, mais la tâche est ardue, compte tenu de l'état des prélèvements et du terrain très accidenté.

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Agence France-Presse
Marseille

Les enquêteurs ont «isolé 78 ADN disctincts» sur le site de l'écrasement de l'Airbus A320 de Germanwings, qui devront être comparés à ceux des familles des victimes pour identification, a indiqué dimanche le procureur de Marseille Brice Robin.

Un chemin d'accès, que des véhicules tout-terrain pourront emprunter, est en cours d'aménagement et pourrait être terminé d'ici lundi soir, a-t-il également expliqué. Cet accès permettra notamment l'évacuation de grosses pièces de carlingue, difficiles à hélitreuiller.

Jusqu'à présent, les enquêteurs descendent sur la zone chaque jour par hélitreuillage, au moyen d'hélicoptères partant de l'aérodrome de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), à une dizaine de kilomètres du site, ce qui donne lieu à une soixantaine de rotations quotidiennes.

Jusqu'à présent, les restes humains sont également hélitreuillés jusqu'à Seyne-les-Alpes.

Depuis la catastrophe mardi, les enquêteurs s'efforcent de collecter un maximum d'éléments permettant l'identification des corps, mais la tâche est ardue, compte tenu de l'état des prélèvements et du terrain très accidenté.

La police nationale a installé un laboratoire à Seyne, dans un lieu tenu secret, où s'activent «une cinquantaine de médecins légistes, de dentistes légistes, la police nationale qui travaille dans l'identification (et) des techniciens d'investigation criminelle locaux», mobilisés pour «rendre les corps des victimes à leurs proches le plus tôt possible», avait indiqué vendredi  à l'AFP Patrick Touron, directeur adjoint de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale.

En de pareilles circonstances et «étant donné la dégradation des corps», tout élément peut être utile: empreintes digitales, bijoux et éléments d'identité retrouvés sur les lieux, empreintes dentaires, avait-il expliqué.

«Il faut savoir que dans les catastrophes, traditionnellement, 90% des identifications se font par le dentaire», mais surtout, dans le cas précis de l'écrasement de l'A320 de Germanwings, par l'ADN.

Une fois les échantillons d'ADN relevés, ils sont envoyés à Rosny-sous-Bois, en région parisienne, «afin d'obtenir un profil ADN qui serait comparé avec les profils des familles», collectés notamment à Seyne lors de la venue des familles. Et ce, grâce à une technique classique : un prélèvement de salive dans la bouche, au moyen de cotons-tiges.

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