Assassinat de Nemtsov: l'ancien PM Kassianov écarte la piste islamiste

Les suspects du meurtre de Boris Nemtsov sont originaires... (Photo Ivan Sekretarev, AP)

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Les suspects du meurtre de Boris Nemtsov sont originaires de Tchétchénie et d'Ingouchie, deux républiques musulmanes de Russie.

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Agence France-Presse
STRASBOURG

L'ancien premier ministre de Vladimir Poutine, Mikhail Kassianov, a récusé mardi la piste islamiste avancée par la police dans l'enquête sur l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov.

«Nemtsov était un champion de la liberté de religion et un défenseur des droits des minorités en Russie, notamment ceux de la communauté musulmane», a affirmé M. Kassianov au cours d'une conférence de presse au Parlement européen.

«En outre, Boris était un farouche opposant à la guerre en Tchétchénie», a ajouté celui qui fut le premier chef du gouvernement du président Poutine en 2000, avant d'être renvoyé et de devenir une figure de l'opposition avec M. Nemtsov.

«Ceux qui essaient de faire croire que des musulmans ont tué Nemtsov sont des menteurs», a-t-il dit.

L'hypothèse d'un assassinat en réponse au soutien de M. Nemtsov à Charlie Hebdo est officiellement privilégiée par les enquêteurs depuis l'arrestation dimanche de cinq suspects originaires de Tchétchénie et d'Ingouchie, deux républiques musulmanes de Russie.

Lundi, un ami et cofondateur avec M. Nemtsov du mouvement d'opposition Solidarnost, Ilia Iachine, avait déjà jugé que la piste islamiste était «absurde» et «répondait à un ordre du Kremlin». «Boris Nemtsov n'était pas islamophobe et n'a jamais tenu de propos négatifs sur l'Islam», avait-il ajouté.

M. Kassianov, codirigeant du PRP-Parnas, s'exprimait aux côtés du président du groupe libéral au Parlement, Guy Verhofstadt. Il a appelé l'UE à «défendre ses valeurs» et ses principes démocratiques face à Vladimir Poutine. «L'Europe ne devrait pas traiter la Russie comme un pays bizarre ou spécial. La Russie est un pays européen par nature et un membre du Conseil de l'Europe, donc elle doit respecter les règles auxquelles elle a souscrit».

Il a défendu le «maintien» des sanctions contre la Russie, compte tenu de son rôle dans le conflit en Ukraine. «L'UE doit continuer à dénoncer Poutine et à faire pression sur lui concernant les violations des droits de l'homme».

M. Kassianov a aussi rencontré dans la journée le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le chef de la diplomatie de l'UE, Madame Federica Mogherini.

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