Charlie Hebdo: enquête à Paris après un «appel au meurtre»

Des attaques terroristes ont fait 17 morts à Paris... (PHOTO MARTIN BUREAU, AFP)

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Des attaques terroristes ont fait 17 morts à Paris et ses environs du 7 au 9 janvier.

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Agence France-Presse
PARIS

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur un appel au meurtre lancé par un député pakistanais contre Charlie Hebdo début février, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de M6.

Ce député et ancien ministre des Chemins de Fer, Ghulam Ahmed Bilour, qui n'en était pas à son coup d'essai, avait affirmé au sein même du Parlement le 2 février qu'il offrirait 200 000 dollars de prime à celui qui tuerait le «propriétaire» de Charlie Hebdo, selon un article en anglais du site internet du journal The Express Tribune.

Selon le journal, il promettait aussi 100 000 dollars de compensation pour les familles de Cherif et Saïd Kouachi et d'Amédy Coulibaly, tués par les forces de l'ordre après leurs attaques ayant fait 17 morts à Paris et ses environs du 7 au 9 janvier.

Après l'attaque contre le journal satirique, qui a fait 12 morts le 7 janvier, l'hebdomadaire a diffusé un numéro affichant une nouvelle caricature de Mahomet, tenant une pancarte «Je suis Charlie». Cette une était barrée du surtitre «Tout est pardonné».

Selon la source judiciaire, l'enquête va d'abord s'attacher à déterminer dans quel cadre ont été tenus les propos du député et comment ils ont été diffusés.

Elle a été ouverte pour provocation directe à des actes de terrorisme en utilisant un service de communication au public en ligne et menaces de mort en relation avec une entreprise terroriste, a précisé la source. Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

La délégation de l'Union européenne au Pakistan avait dénoncé les propos du député.

En septembre 2012, alors ministre, Ghulam Ahmed Bilour avait déjà promis depuis son fief de Peshawar 100 000 dollars à celui qui tuerait le réalisateur du film islamophobe L'innocence des musulmans. Son appel avait entraîné une vague de condamnations officielles, y compris par son parti, l'Awami National Party (ANP).

Ses détracteurs avaient aussi dénoncé un calcul politicien destiné à amadouer l'important électorat religieux et conservateur de sa région du nord-ouest. Les talibans pakistanais avaient annoncé avoir retiré de leur «liste noire» le ministre après son appel.

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