Entre 3000 et 5000 Européens sont partis faire le djihad

Pour le chef d'Europol Rob Wainwright (au centre), «le problème... (Archives AFP)

Agrandir

Pour le chef d'Europol Rob Wainwright (au centre), «le problème ne concerne pas seulement la Syrie ou l'Irak mais aussi d'autres zones de conflits, d'autres réseaux terroristes à travers le monde» comme l'Afrique ou la péninsule arabique.

Archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
Londres

Le directeur d'Europol a estimé mardi qu'entre 3000 et 5000 Européens étaient partis faire le djihad dans des pays comme la Syrie et qu'ils pourraient représenter une menace de retour chez eux.

«Nous parlons de quelque 3000 à 5000 citoyens de l'UE (Union européenne)», a déclaré Rob Wainwright, interrogé à Londres par la commission des Affaires intérieures du Parlement britannique sur le nombre de personnes qui ont quitté l'Europe pour aller se battre aux côtés de mouvements islamistes.

Selon lui, ces personnes, des jeunes hommes en majorité, représentent, s'il y reviennent, un danger pour la sécurité de leur pays d'origine.

«Clairement, nous avons affaire à un grand nombre, principalement de jeunes hommes, qui ont le potentiel de revenir et le potentiel, ou l'intention et la capacité, de mener des attaques comme celles de Paris la semaine dernière», a-t-il dit.

«C'est certainement la menace terroriste la plus sérieuse à laquelle l'Europe doit faire face depuis le 11-Septembre», a-t-il mis en garde.

Selon lui, Europol a déjà rassemblé les noms de 2.500 suspects auprès des services des différents pays de l'UE.

Dans un entretien avec l'AFP à Bruxelles mardi, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a déclaré que, selon les données en sa possession, près de 3.000 Européens se sont enrôlés dans les groupes djihadistes en Syrie ou en Irak, dont 30% sont revenus dans les pays de l'UE.

Pour M. Wainwright, «le problème ne concerne pas seulement la Syrie ou l'Irak mais aussi d'autres zones de conflits, d'autres réseaux terroristes à travers le monde» comme l'Afrique ou la péninsule arabique.

Il a aussi souligné que «les médias sociaux constituaient un outil de recrutement» ainsi qu'un «outil de propagande». Internet est utilisé de manière «bien plus agressive, bien plus imaginative» qu'avant, a-t-il souligné.

«Nous devons avoir une collaboration plus proche et plus productive entre les autorités et les entreprises technologiques», a-t-il ajouté, se faisant l'écho d'une revendication au niveau national britannique mais aussi français.

«Tandis que les services de sécurité se sont assez justement concentrés prioritairement sur les combattants qui reviennent de Syrie et d'Irak, les événements à Paris la semaine dernière montrent qu'il y a clairement une menace de la part des cellules dormantes», a encore souligné le directeur d'Europol.

Saïd Kouachi, un des deux frères responsables de l'attentat contre le magazine satirique français Charlie Hebdo, a fréquenté une université fondamentaliste au Yémen avant de s'entraîner au maniement des armes avec Al-Qaïda. En 2013, il a participé, armes en main, avec de nombreux autres étudiants étrangers, à la défense du centre salafiste de Dammaj, dans le nord du Yémen, attaqué par des miliciens chiites.

Son frère Chérif a fait partie de la «filière des Buttes-Chaumont» à Paris, qui visait à envoyer des djihadistes dans les rangs de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dirigée à l'époque par Abou Moussab al-Zarkaoui. Formé en France au maniement de la kalachnikov, il avait toutefois été interpellé en 2005, juste avant de s'envoler pour l'Irak.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer