• Accueil > 
  • International > 
  • Europe 
  • > Présidentielle en Croatie: le président sortant et la candidate conservatrice au 2e tour 

Présidentielle en Croatie: le président sortant et la candidate conservatrice au 2e tour

Kolinda Grabar Kitarovic et Ivo Josipovic... (Photos AFP)

Agrandir

Kolinda Grabar Kitarovic et Ivo Josipovic

Photos AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Calin NEACSU
Agence France-Presse
ZAGREB

Le président sortant de la Croatie, le social-démocrate Ivo Josipovic, et la candidate du camp conservateur, l'ex-ministre des Affaires étrangères Kolinda Grabar Kitarovic, s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle, le 11 janvier, dans cette ex-République yougoslave confrontée à une grave crise économique.

Selon des résultats officiels quasi définitifs, M. Josipovic a obtenu au premier tour dimanche 38,56% des voix contre 37,08% pour Mme Grabar Kitarovic.

Dans ce pays de 4,2 millions d'habitants, devenu en juillet 2013 le 28e et dernier en date des États membres de l'Union européenne, quatre candidats briguaient la magistrature suprême.

À la surprise générale, la troisième place est revenue, avec 16,48% des suffrages, à Ivan Vilibor Sincic, un candidat anarchiste de 24 ans, qui a prôné la sortie de la Croatie de l'UE et de l'OTAN, et qui est devenu assez populaire en s'opposant à l'expulsion de leurs appartements de personnes endettées incapables de rembourser leurs crédits.

Le taux de participation a été de 47,12%, soit 3% de plus qu'à la précédente présidentielle, il y a cinq ans.

La Constitution croate donne au président des pouvoirs limités. Il est le commandant suprême des forces armées et gère avec le gouvernement la politique étrangère.

Dans un pays qui se prépare à célébrer les fêtes de fin d'année sur fond de campagne électorale terne, les deux principaux candidats ont promis d'oeuvrer à redresser l'économie, même si cela ne relève pas des prérogatives présidentielles.

«Mon programme offre à la Croatie davantage de démocratie, de la tolérance et (...) va contribuer à développer l'économie», a dit M. Josipovic, confiant dans sa réélection, après l'annonce des résultats.

Chef de la diplomatie croate de 2005 à 2008, Mme Grabar Kitarovic, 46 ans, a vu dans les résultats du premier tour une «volonté de changement».

«Nous avons besoin d'autorités courageuses, fermes, capables de conduire le pays de l'avant et pas vers le désastre», a-t-elle lancé devant ses sympathisants.

Pendant la campagne électorale, elle avait reproché au président sortant de «n'avoir pas fait appel aux pouvoirs présidentiels pour faire bouger les choses». «Il porte la responsabilité, avec le gouvernement, de la situation» grave dans laquelle se trouve la Croatie, avait déclaré Mme Grabar Kitarovic, ex-ambassadrice à Washington, nommée en 2011 adjointe du secrétaire général de l'OTAN chargée des informations publiques.

La crise économique perdure

La Croatie est en récession quasiment permanente depuis 2008 et la dette publique y représente presque 80% du PIB. Son adhésion en 2013 à l'UE ne l'a pas aidée à sortir du marasme économique.

Son PIB devrait de nouveau reculer en 2014, d'environ 0,5%. Le taux de chômage frôle les 20% et un jeune sur deux est sans emploi.

Homme politique posé, juriste de formation et compositeur de musique classique, M. Josipovic, 57 ans, est critiqué par ses détracteurs pour sa politique conciliante visant à «essayer de rester en bons termes avec tout le monde», ce qui lui a valu, selon eux, de ne pas avoir d'opinion claire sur des sujets importants.

Mais, à l'approche des élections, il s'est montré plus ferme et a même critiqué le gouvernement de centre gauche (SDP) pour son incapacité à sortir la Croatie de la crise économique.

Il a promis d'améliorer la situation économique ainsi que de «créer un emploi pour chaque jeune dans le pays».

Même s'il reste l'homme politique le plus populaire de Croatie, son image est ternie par l'échec économique du gouvernement.

À l'approche des élections législatives prévues pour vers la fin 2015, cette élection permettra également d'évaluer le rapport de forces entre la gauche au pouvoir et les conservateurs qui sont dans l'opposition.

La coalition au pouvoir est mise à mal par la très longue crise économique, une situation dont les conservateurs du HDZ entendent profiter.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer