Rapport sur la torture: Londres veut savoir

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Le bureau du premier ministre, David Cameron, a admis que certaines parties du rapport ont été caviardées pour des raisons de sécurité nationale.

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Danica Kirka
Associated Press
LONDRES

Un comité parlementaire britannique veut accéder à des informations gardées confidentielles dans le rapport du Sénat américain qui pourraient porter sur le rôle de la Grande-Bretagne dans les interrogatoires et la restitution des suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

Le président du comité parlementaire du renseignement et de la sécurité, Malcolm Rifkind, a affirmé dimanche à la BBC que le groupe, qui enquête sur les allégations d'implication de la Grande-Bretagne dans des actes de torture, ferait une demande d'accès aux conclusions du rapport qui concernent le pays.

Le bureau du premier ministre, David Cameron, a admis que certaines parties du rapport ont été caviardées pour des raisons de sécurité nationale, mais a soutenu qu'aucune ne faisait état d'une participation britannique dans «des activités qui seraient illégales au Royaume-Uni». Les demandes d'accès au matériel omis dans le résumé du rapport publié la semaine dernière ont été faites par des agences de renseignement britanniques, et non par le gouvernement.

Le rapport du comité de renseignement du Sénat américain sur les techniques d'interrogatoires de la CIA, déposé la semaine dernière, a mis en lumière des années d'inefficacité des interrogatoires «renforcés».

Lorsqu'interrogé à savoir s'il pensait obtenir l'information demandée, Malcolm Rifking a répondu qu'il ne pouvait pas se dire confiant.

Le rapport sur la CIA a mené à des demandes pour que la Grande-Bretagne suspende ses négociations avec les États-Unis sur l'utilisation de Diego Garcia, un atoll britannique dans l'océan Indien où les Américains ont une base militaire. Londres avait précédemment admis que Diego Garcia avait été deux fois par les États-Unis comme arrêt de ravitaillement, en 2002, durant les transferts secrets de deux suspects de terrorisme.

L'entente de 50 ans qui permet aux Américains d'utiliser l'île arrive à échéance en 2016.

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