Moscou ironise sur la «prétention» des É.-U. de donner des leçons

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Le président russe Vladimir Poutine

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Agence France-Presse
MOSCOU

La Russie a ironisé jeudi sur la «prétention» des États-Unis à donner des leçons de démocratie après la publication du rapport qu'elle qualifie de «choquant» et qui détaille les tortures infligées par la CIA à ses prisonniers.

Moscou exhorte également Washington à faire la lumière sur toutes ses autres violations des droits de l'Homme.

Le rapport du Sénat américain rendu public mardi a provoqué de vives réactions dans le monde. C'est l'occasion pour la Russie, sur fond de bras de fer dans le dossier ukrainien, de rendre la pareille aux États-Unis prompt à dénoncer les violations des droits de l'Homme en Russie.

«Le contenu (du rapport) est choquant», a souligné le délégué pour les droits de l'homme au ministère russe des Affaires étrangères, Konstantin Dolgov.

«Les informations publiées sont la dernière preuve des violations cruelles systématiques des droits de l'Homme par les autorités américaines», a-t-il dénoncé.

Pour le vice-ministre russe, cela «ne convient pas à la prétention des États-Unis d'être les tenants du titre de "parangon de la démocratie". C'est loin d'être la réalité».

Le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch a jugé que le caractère secret des informations publiées «soulignait le degré des violences infligées aux prisonniers».

Les États-Unis «affirment partout qu'ils sont exceptionnels (...) mais cela veut donc dire que personne n'est parfait», a-t-il ajouté.

Les médias russes commentaient sur le même ton la publication du rapport, affirmant qu'il «n'est pas si inhabituel pour les Américains de se placer au-dessus des lois internationales», comme on pouvait l'entendre jeudi sur la principale chaîne d'informations, Rossiya 24.

Les tensions entre la Russie et les États-Unis sont au plus haut depuis le rattachement par Moscou de la péninsule ukrainienne de la Crimée, après un référendum dénoncé comme illégal par Washington.

Cette confrontation, la pire depuis la fin de la Guerre froide, est fréquemment alimentée par des petites piques diplomatiques entre le ministère russe des Affaires étrangères et le Département d'État américain.

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