Paris dit non à la Tour Triangle

Dessiné par le cabinet d'architectes suisses Herzog et... (PHOTO AP / HERZOG & DE MEURON)

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Dessiné par le cabinet d'architectes suisses Herzog et de Meuron, la Tour Triangle, un édifice pyramidal destiné à accueillir des bureaux et un hôtel, devait être érigé dans le sud de Paris, près du parc des expositions porte de Versailles.

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Agence France-Presse
PARIS

Le Conseil de Paris a rejeté lundi lors d'un vote le projet de construction de la Tour Triangle, un gratte-ciel de 180 mètres défendu par la maire socialiste Anne Hidalgo, qui aurait été la première construction de ce type depuis 40 ans dans la capitale française.

L'autorisation de déclassement du terrain, étape préalable à la construction de la tour, a été repoussée par 83 voix contre 78, mais le scrutin a été contesté par Anne Hidalgo qui va saisir la justice au motif que le secret du vote n'aurait pas été respecté. «Délibérément, des conseillers de Paris ont montré leur bulletin préalablement au passage devant l'urne», a-t-elle dénoncé.

Dessiné par le cabinet d'architectes suisses Herzog et de Meuron, la Tour Triangle, un édifice pyramidal destiné à accueillir des bureaux et un hôtel, devait être érigé dans le sud de Paris, près du parc des expositions porte de Versailles.

Paris avait limité les hauteurs des nouveaux immeubles à 37 m au lendemain de la polémique soulevée en 1973 par l'érection de la Tour Montparnasse, dont les 210 mètres dominent un paysage urbain horizontal - à l'exception de la tour Eiffel -, hérité pour une large part du 19e siècle.

La ville, qui manque de terrains à bâtir alors que ses habitants peinent à se loger, a toutefois autorisé des immeubles d'habitation de 50 m et des tours de bureaux de 180 m dans des quartiers situés à sa périphérie, sur des parcelles auparavant occupées par des activités industrielles.

Elle a aussi vu grandir à ses portes le quartier d'affaires de la Défense, dont la plus haute tour à ce jour atteint 231 mètres (Tour First).

Le projet de Tour Triangle, soutenu par les élus socialistes, suscite l'hostilité des écologistes, tandis que l'opposition de droite, initialement favorable, a tourné casaque à la suite de sa présidente Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle-ci a raillé lundi la «prétendue modernité» du projet, au moment où la capitale française compte déjà «plus d'un million de mètres carrés de bureaux vides». Quelques élus de droite ont cependant voté avec les socialistes lundi.

Un sondage réalisé en mai 2013, durant la campagne des élections municipales, avait établi que plus de 60% des Parisiens étaient hostiles à des tours.

En octobre 2013, le  sous-directeur général de l'UNESCO pour la Culture, Francesco Bandarin, avait exprimé un avis négatif sur les projets de tours à Paris, «l'une des rares villes horizontales préservées» au monde.

Un autre projet est cependant déjà en train de voir le jour dans le nord de Paris, celui du futur palais de justice, haut de 160 mètres, dont le chantier a été lancé le 1er octobre.

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