Un tigre en région parisienne

Le fauve en liberté a été aperçu en... (Photo AP/Ville de Montebrain)

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Le fauve en liberté a été aperçu en début de matinée par la femme du gérant d'un supermarché de Montévrain, à l'est de Paris, qui l'a pris en photo et a alerté les autorités.

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Valentin BONTEMPS, François BECKER
Agence France-Presse
MONTÉVRAIN, France

La police, les pompiers et même un chien spécialisé dans la chasse à l'ours traquaient jeudi en vain un tigre en liberté à quelques dizaines de kilomètres de Paris, vu et photographié le matin même par une habitante.

Une vaste battue a été organisée avec une trentaine de gendarmes dans une zone boisée grande comme quatre à cinq terrains de foot, entre Montévrain, dans l'est de Paris, et la commune voisine de Chessy. Malgré des recherches approfondies, cette traque insolite s'est soldée par un échec.

«Pour l'instant, il n'est pas localisé. Nous allons élargir les recherches», a déclaré dans l'après-midi le sous-préfet (représentant de l'État) de Torcy, Frédéric Mac Kain. Plus d'une centaine d'hommes sont au total mobilisés pour les recherches qui pourraient se poursuivre dans la nuit, a-t-il précisé.

Le fauve en liberté a été aperçu en début de matinée par la femme du gérant d'un supermarché de Montévrain, à l'est de Paris, qui l'a pris en photo et a alerté les autorités. Des joueurs de tennis ont également déclaré avoir vu l'animal, selon une source proche de l'enquête.

Montévrain est situé à deux pas du parc Disneyland Paris, mais le tigre en fuite n'aurait a priori pas de rapport avec le parc d'attractions. De même, aucun animal n'a été signalé disparu dans un parc animalier situé à proximité, ni par les propriétaires d'un cirque récemment passé dans les environs.

«Depuis ce matin, on court après, des policiers essaient de l'intercepter», a raconté une source policière à l'AFP.

Un hélicoptère équipé d'une caméra thermique a cru repérer l'animal dans la zone boisée, et des empreintes, identifiées comme pouvant appartenir à un tigre, y ont été retrouvées, a-t-il précisé.

La chasse au tigre en liberté est toutefois compliquée par son penchant pour... les siestes. Il peut par exemple s'endormir sur une branche d'arbre et, immobile, demeurer de longues heures inaperçu, a estimé une source proche des opérations.

Ce spécimen d'une espèce protégée doit être capturé de préférence vivant. «Dans la mesure du possible, on essaie de l'endormir. S'il se montre dangereux ou agressif, l'ordre sera donné de l'abattre», a précisé la préfecture.

Les habitants priés de rester chez eux 

Outre l'hélicoptère et les hommes, un chien d'ours de Carélie, canidé spécialisé dans la chasse à l'ours et au gros gibier, a également été lancé sur les traces du félin, une bête dont le poids est estimé à 70 kg, a précisé le maire de Montévrain, Christian Robache.

Par mesure de précaution, les autorités continuent de «préconiser le confinement» aux habitants de cette ville et des communes voisines, à une quarantaine de kilomètres de Paris, et de leur conseiller de prendre la voiture pour aller chercher leurs enfants à l'école.

Évasion d'un cirque, fuite d'un zoo, bête détenue illégalement par un particulier? Parallèlement à la traque du tigre, les autorités cherchent à savoir d'où il peut venir.

Le Parc des Félins, à Nesles, à une trentaine de kilomètres de Montévrain, et un cirque passé récemment dans les environs ont été interrogés, mais aucune perte d'animal n'a été rapportée, a-t-on précisé à la préfecture.

La première alerte a été donnée jeudi matin par la femme du gérant d'un supermarché: «C'est mon épouse qui l'a vu ce matin, sur le parking de l'Intermarché», a relaté à l'AFP ce commerçant, Jean-Baptiste Berdeaux. «Elle n'est pas sortie de la voiture et m'a appelé pour me dire 'je crois que j'ai vu un lynx'», a-t-il ajouté.

La femme a pris l'animal en photo, que le couple a montrée à des policiers qui se trouvaient là. Sur ces clichés, on aperçoit un fauve au pelage roux sur un monticule d'herbe.

L'association de défense des animaux Peta, basée à Londres, a demandé aux autorités de faire preuve de «retenue et de compassion» dans leur chasse au tigre.  Cette situation, estime l'association dans un communiqué transmis à l'AFP, devrait «alerter l'opinion publique sur les dangers de conserver en captivité les animaux sauvages».

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