Trois membres de la marine américaine agressés à Istanbul

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Les assaillants, qui appartiennent à l'Association de la jeunesse turque (TGB), ont d'abord agressé verbalement trois militaires de la US Navy en escale à Istanbul après des manoeuvres en mer Noire, puis ont tenté de leur recouvrir la tête d'un sac, selon une vidéo diffusée sur l'internet.

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Agence France-Presse
ISTANBUL

Des membres d'un groupuscule nationaliste turc ont agressé mercredi à Istanbul des marins de la Flotte américaine, provoquant les protestations de l'ambassade des États-Unis et du Pentagone.

Les assaillants, qui appartiennent à l'Association de la jeunesse turque (TGB), ont d'abord agressé verbalement trois militaires de l'US Navy en escale à Istanbul après des manoeuvres en mer Noire, puis ont tenté de leur recouvrir la tête d'un sac, selon une vidéo diffusée sur internet.

«Yankee Go Home !», «A bas l'impérialisme américain !» ou encore «Quittez notre pays !», ont scandé les assaillants avant l'arrivée des forces de l'ordre.



Ils entendaient ainsi se venger d'un incident survenu en 2003 à Souleymanieh (Irak), lorsque des soldats américains avaient arrêté et menotté des membres des forces spéciales turques, leur recouvrant la tête d'un sac. Cet incident avait choqué la Turquie.

L'ambassade des États-Unis à Ankara a déploré sur son compte Twitter un acte «épouvantable». «Nous sommes sûrs qu'une large majorité de Turcs condamnerait avec nous une action qui contrevient à l'hospitalité traditionnelle turque», a-t-elle ajouté.

L'agression a «vraisemblablement été commise par des voyous», a ensuite renchéri le colonel Steven Warren, un porte-parole du Pentagone.

«Nous condamnons cette attaque», a-t-il ajouté.

La totalité de l'équipage de l'USS Ross a reçu l'ordre de ne plus quitter le navire pendant le reste de l'escale stambouliote, a poursuivi le colonel Warren, soulignant que l'incident n'affecterait pas les «liens étroits» dont jouissent les États-Unis et la Turquie.

Mais cette agression intervient dans une période de crispations entre la Turquie et son allié américain à propos du dossier syrien.

Le vice-président américain Joe Biden, qui a lui-même publiquement accusé la Turquie de complaisance avec les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) avant d'amender ses propos, est attendu le 21 novembre à Istanbul pour une visite de travail.

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