Allemagne: une porte «Arbeit macht frei» dérobée dans un camp

«Arbeit macht frei» (Le travail rend libre)... (Photo MICHAEL DALDER, archives Reuters)

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«Arbeit macht frei» (Le travail rend libre)

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La Presse Canadienne
BERLIN

Une porte en fer forgé avec l'inscription «Arbeit macht frei» (Le travail rend libre) a été dérobée par des inconnus à l'ancien camp de concentration nazi de Dachau, près de Munich (sud de l'Allemagne), a annoncé dimanche la police.

Le vol, constaté tôt dimanche matin, a vraisemblablement été commis dans la nuit de samedi à dimanche, entre 23h45 et 5h30, explique la police bavaroise dans un communiqué.

Le ou les auteurs, qui ont dû escalader une porte principale, ont enlevé une porte historique en fer forgé, mesurant environ 2 mètres sur 1 mètre, avant de l'emporter, sans doute à l'aide d'un véhicule, selon la même source.

Une première inspection des abords des lieux n'a rien donné, rapporte le communiqué de la police, qui a lancé un appel à témoin.

Président de la Fondation des lieux de mémoire bavarois et élu conservateur (CSU), Karl Freller, a parlé d'un «acte ignoble», selon des propos rapportés par l'agence allemande dpa.

Le site, qui ne comporte pas de système de surveillance, est toutefois surveillé 24h/24 par des agents de sécurité et le vol a sans été commis entre deux rondes, a-t-il estimé.

Situé à quelques kilomètres de Munich, dans la paisible cité de Dachau, le camp de concentration a été ouvert il y a 80 ans, le 22 mars 1933, soit moins de deux mois après l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie. Premier camp qui servit ensuite de modèle, il fut d'abord destiné à l'incarcération des prisonniers politiques.

Plus de 206 000 prisonniers venus de plus de 30 pays y ont été détenus dont l'ancien premier ministre français, Léon Blum, qui était juif. Plus de 41 000 d'entre eux y furent tués, ou moururent d'épuisement, de faim ou de maladie avant que le camp ne soit libéré par les Américains, le 29 avril 1945. Le camp accueille chaque année quelque 800 000 visiteurs du monde entier.

En décembre 2009, l'inscription métallique originale «Arbeit macht frei» avait été dérobée à l'entrée de l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne. L'instigateur du vol, un ancien leader néonazi suédois de 34 ans, Anders Högström, avait été condamné en décembre 2010 à 2 ans et 8 mois de prison. Retrouvée scindée en trois morceaux, l'inscription avait été ressoudée en 2011.

Ce vol avait suscité de très vives réactions à travers le monde.

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