«L'escroc des vedettes» Rocancourt en garde à vue

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Après plusieurs années derrière les barreaux au Canada, aux États-Unis et en France, M. Rocancourt, aujourd'hui âgé de 47 ans, est en garde à vue depuis mardi, soupçonné d'avoir trempé dans une «vaste escroquerie» mêlant «faux papiers d'identité, titres de séjour et trafic d'influence», selon des sources proches de l'enquête.

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Agence France-Presse
PARIS

Le Français Christophe Rocancourt, surnommé «l'escroc des vedettes» pour avoir grugé dans les années 90 des vedettes d'Hollywood, est de nouveau dans le collimateur de la justice en France, pour une obscure affaire financière.

Après plusieurs années derrière les barreaux au Canada, aux États-Unis et en France, M. Rocancourt, aujourd'hui âgé de 47 ans, est en garde à vue depuis mardi, soupçonné d'avoir trempé dans une «vaste escroquerie» mêlant «faux papiers d'identité, titres de séjour et trafic d'influence», selon des sources proches de l'enquête.

Quatre autres personnes ont été interpellées dans la même affaire, parmi lesquelles sa compagne, son avocat, un notaire ainsi qu'un ex-militaire d'élite, Christian Prouteau, qui avait supervisé la sécurité de l'ancien président François Mitterrand (1981-1995).

Très peu d'éléments ont filtré jusqu'à présent sur les faits pour lesquels les cinq personnes sont soupçonnées, dans lesquels toutes nient être impliquées.

L'affaire, entre les mains de deux juges financiers parisiens, n'en «est qu'aux prémices», selon les sources proches de l'enquête. Celles-ci évoquent un dossier complexe dont il «faut démêler l'écheveau et l'ampleur», mais qui dépasse le cadre «d'une simple escroquerie».

Il est question, selon elles, de «fausses factures» et de «documents indus» monnayés à «des personnalités politiques ou du show-business».

Christophe Rocancourt s'était rendu célèbre en se faisant passer dans les années 90 pour un héritier du milliardaire américain Rockefeller, arnaquant ainsi plusieurs vedettes de Hollywood. Il avait alors purgé cinq ans de prison aux États-Unis pour ces escroqueries.

En février 2012, il avait été condamné en France à 16 mois de prison, dont huit mois fermes, et 578 000 euros (816 000 $) de dommages et intérêts pour abus de faiblesse au préjudice de la cinéaste Catherine Breillat, à qui il avait extorqué plus de 700 000 euros (98 800 $).

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