Vente d'hélicoptères au Kazakhstan: enquête sur l'entourage de Sarkozy

Le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une visite... (PHOTO GERARD CERLES, ARCHIVES AFP)

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Le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une visite officielle à Astana, en octobre 2009.

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Agence France-Presse
PARIS

Des juges français enquêtent depuis mars 2012 sur des soupçons de commissions en marge d'un contrat de vente d'hélicoptères avec le Kazakhstan conclu en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a rapporté mardi le quotidien Le Monde.

Ce contrat de deux milliards d'euros porte (2,8 milliards de dollars) sur l'achat de 45 hélicoptères fabriqués par Eurocopter (devenu Airbus Helicopters).

Une source judiciaire a confirmé qu'une information judiciaire avait été ouverte en mars 2013 pour blanchiment en bande organisée et corruption active d'agents publics étrangers.

Dans ce dossier, une avocate française a été mise en examen (inculpée) pour corruption active d'agent public étranger et blanchiment, a précisé la source judiciaire. Deux intermédiaires sont également poursuivis, a ajouté Le Monde.

Mais les enquêteurs ont également entendu en garde à vue une proche collaboratrice de Claude Guéant, un proche de Nicolas Sarkozy alors secrétaire général de l'Élysée, ainsi qu'un ancien préfet qui, selon le quotidien, a été un conseiller de l'ancien président de droite.

Selon Le Monde, l'enquête est partie d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, sur un virement sur le compte de cet ancien haut fonctionnaire.

L'enquête de la police judiciaire a mis au jour d'autres versements non expliqués, versés par son avocate, et qui proviendraient d'un homme d'affaires belge d'origine kazakhe, proche du président Noursoultan Nazarbaïev, détaille Le Monde.

Autre aspect du dossier, selon le quotidien, les enquêteurs se demandent si l'ancienne équipe française au pouvoir a pu faire pression sur des parlementaires belges à la demande du président Nazarbaïev pour adopter une disposition législative permettant un abandon de poursuites pénales dont avait bénéficié l'homme d'affaires belgo-kazakh et deux de ses associés.

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