La crise grecque a fragilisé la démocratie, selon le président Papoulias

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Le président grec Carolos Papoulias souligne que la qualité du débat parlementaire en Grèce et la prise de décisions politiques ont «profondément» souffert des effets de la crise.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

Le sauvetage financier de la Grèce en pleine crise économique a fragilisé la démocratie dans ce pays, a déclaré jeudi le président grec Carolos Papoulias à l'occasion du 40e anniversaire de la restauration de la République hellénique.

«La crise a fait reculer la démocratie», a averti le président Papoulias dans un message diffusé 40 ans après la chute de la dictature des colonels.

Le chef de l'État souligne dans ce message que la qualité du débat parlementaire en Grèce et la prise de décisions politiques ont «profondément» souffert des effets de la crise.

Les mesures d'austérité successives imposées par le plan de sauvetage de l'Union européenne et du FMI ont été entérinées de justesse après des débats houleux au Parlement où l'opposition a souvent dénoncé les pratiques «dictatoriales» du gouvernement et des créanciers de la Grèce.

Et certaines des mesures adoptées, qui prévoyaient entre autres des réductions de salaire pour les magistrats et le personnel de la police et de l'armée, ont été rejetées par la cour constitutionnelle.

«Il ne fait aucun doute qu'il est nécessaire (pour la Grèce) de retrouver son autonomie financière pour panser les blessures (de la crise), améliorer le fonctionnement des institutions politiques et élargir la démocratie», a déclaré le président âgé de 85 ans qui se retirera de la vie politique l'année prochaine.

Plombée par ses dérapages budgétaires, la Grèce, qui vient de céder à l'Italie la présidence tournante de l'UE, s'efforce laborieusement de sortir de la crise en appliquant depuis 2010 un plan draconien d'austérité dicté par l'UE et le FMI, en contrepartie de son renflouement.

Son économie, minée par un chômage endémique qui n'a cessé de croître depuis 4 ans, devrait toutefois amorcer une légère reprise cette année.

Papoulias a également déploré dans son message commémorant le retour de la République en Grèce la montée en puissance, à la faveur de la crise, du parti néo-nazi Aube Dorée, soupçonné de plusieurs agressions ou meurtres contre des immigrés ou des rivaux politiques.

La poussée d'un parti comme Aube Dorée est un «déshonneur» pour la Grèce et son peuple, déclare le chef de l'État, qui a combattu dans les rangs de la Résistance contre l'Allemagne nazie.




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