Armes à feu et vestes antinucléaires dans la mosquée d'un imam radical

L'ex-imam radical Abou Hamza devant, lors de son... (ILLUSTRATION ELIZABETH COOK, AP)

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L'ex-imam radical Abou Hamza devant, lors de son procès devant la Old Bailey (Cour centrale de la couronne britannique), le 11 janvier 2006.

ILLUSTRATION ELIZABETH COOK, AP

Agence France-Presse

Des armes à feu, des poignards et même des tenues antinucléaires: les jurés au procès d'Abou Hamza à New York ont eu jeudi un aperçu de ce qui avait été découvert dans la mosquée londonienne de l'imam radical en 2003.

Saisies par la police britannique, et remises aux autorités américaines, certaines de ces pièces avaient été transportées dans un caddie, dans la salle d'audience du tribunal fédéral de Manhattan, au sixième jour du procès.

Parmi elles, trois pistolets, une faux en bois attachée à une chaîne métallique, cinq poignards, deux gilets pare-balles, un casque militaire et un masque à gaz, plusieurs vestes de protection nucléaire, chimique ou biologique, et des pantalons de camouflage.

David Alexander, de la police de Londres, a témoigné que ces armes avaient été saisies au dernier des cinq étages de la mosquée de Finsbury Park en janvier 2003, et remises aux Américains en 2008.

La liste totale de la saisie faisait 22 pages, incluant aussi téléphones, ordinateurs, CD, enregistrements audio et vidéo, et des documents écrits par l'ancien imam d'origine égyptienne, borgne et amputé des deux avant-bras après un accident en Afghanistan.

De son vrai nom Moustafa Kamel Moustafa, mais surtout connu en Angleterre comme Abou Hamza ou Abou Hamza al-Masri, il a plaidé non coupable des 11 chefs d'accusation retenus contre lui, datant tous d'avant les attentats du 11 Septembre 2001.

Il risque la réclusion à perpétuité.

Certains des documents qui lui sont attribués, lus à l'audience, décrivaient la guerre contre l'Amérique comme «un conflit entre le mal et le bien», et affirmaient «le jihad continuerait jusqu'au jour du jugement».

«Chaque mot est comme un bijou», aurait aussi écrit Abou Hamza de Ben Laden. «Chaque mot est d'une extrême importance», avait-il ajouté, s'engageant à traduire ses discours «mot à mot» en anglais.

Vêtu d'un tee-shirt bleu et d'un pantalon de jogging gris, Abou Hamza, 56 ans, a continué jeudi à prendre de nombreuses notes avec une prothèse spéciale, discutant régulièrement avec ses avocats.

Son procès doit durer environ un mois. Il a fait savoir à la juge qu'il comptait prendre la parole pour se défendre.

Il avait été extradé par Londres il y a 18 mois. Il est notamment inculpé de prise d'otages et complot terroriste, accusé d'avoir participé à l'enlèvement de touristes, dont deux Américains, au Yémen en 1998, d'avoir voulu monter un camp d'entraînement au jihad dans l'Oregon, dans le nord-ouest des États-Unis en 1999, et d'avoir envoyé des candidats au jihad s'entraîner en Afghanistan.




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