L'ONU dénonce une Grande-Bretagne «sexiste»

«Le Royaume-Uni a une culture sexiste apparente et... (PHOTO CARL COURT, AFP)

Agrandir

«Le Royaume-Uni a une culture sexiste apparente et directe bien plus développée que dans les autres pays que j'ai visités», a affirmé Rashida Manjoo, sans préciser dans quels «autres pays» elle s'était rendue.

PHOTO CARL COURT, AFP

Agence France-Presse
Londres

Rashida Manjoo, rapporteur spécial de l'ONU sur les violences faites aux femmes, a accusé mardi la Grande-Bretagne d'entretenir une «culture sexiste» à l'issue d'une visite de seize jours dans le pays.

«Le Royaume-Uni a une culture sexiste apparente et directe bien plus développée que dans les autres pays que j'ai visités», a affirmé Rashida Manjoo, sans préciser dans quels «autres pays» elle s'était rendue.

«L'intimidation et le harcèlement sexuel sont la norme dans les écoles. Les médias britanniques sont responsables de diffuser une image négative et hyper-sexuée des femmes en utilisant leur corps comme un produit de marketing», a déploré l'experte de l'ONU lors d'une conférence de presse à Londres.

Rashida Manjoo, une Sud-Africaine spécialiste des droits de l'homme, a fustigé «une culture sexiste de "boys club" qui fausserait la perception des filles et des femmes dans ce pays», un mal qui serait en plus «ignoré».

Dans son rapport, Rashida Manjoo confirme aussi qu'elle s'était «vue refuser l'accès à Yarl's Wood», l'un des plus grands centres de rétention pour femmes réfugiées en Europe, situé près de Bedford dans le centre de l'Angleterre.

«Je regrette que, malgré mes demandes répétées auprès du gouvernement britannique, les autorités ne m'aient pas accordé l'autorisation de visiter le centre de rétention pour femmes de Yarl's Wood», a-t-elle déploré.

Ouvert depuis 2001, Yarl's Wood, alors le plus grand centre de rétention d'Europe, peut accueillir jusqu'à 900 personnes. Il fait souvent l'objet de polémiques, notamment sur les conditions de détention. En 2002, un incendie déclenché à la suite d'une bagarre générale entre détenues avait détruit une partie des bâtiments.

«Je me suis finalement rendue là-bas avec un membre de l'inspection des prisons, mais on m'a empêchée de franchir la porte», a-t-elle précisé. «Je ne veux pas spéculer sur les raisons de ce refus, mais si le gouvernement n'avait rien à cacher, il m'aurait laissé entrer», a-t-elle ajouté.

Face à ces accusations, un porte-parole du Ministère de l'Intérieur a répondu qu'une visite «dans le centre de rétention de Yarl's Wood n'avait jamais été convenue dans le cadre de l'enquête» de Rashida Manjoo, qui présentera son rapport lors de la session du Conseil des droits de l'homme en juin 2015.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer