Concordia: pour l'ex-patron de Costa, Schettino est le seul responsable

Lors d'une évaluation interne, la direction de la... (PHOTO ALESSANDRO LA ROCCA, ARCHIVES AP/LA PRESSE)

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Lors d'une évaluation interne, la direction de la société avait estimé qu'il existait pour Francesco Schettino, le commandant du Concordia, des «améliorations à apporter», mais qu'en ce qui concernait sa capacité à conduire un paquebot, «les assurances qu'il avait données semblaient suffisantes».

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Agence France-Presse
Rome

L'ancien patron de Costa Crociere, Pier Luigi Foschi, a désigné lundi comme seul «responsable» du naufrage du Concordia qui avait fait 32 morts en janvier 2012 près de l'île toscane du Giglio, l'ancien commandant du paquebot de croisières, Francesco Schettino.

Appelé à témoigner devant le tribunal de Grosseto, au centre du pays, qui juge M. Schettino depuis la mi-juillet, M. Foschi a donné les résultats d'une enquête interne effectuée à la suite du drame.

Selon lui, ce rapport «a attribué la responsabilité du commandement du bateau, de la conduite de la navigation» au seul Francesco Schettino, poursuivi pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dégâts causés à l'environnement.

L'ex-administrateur délégué de Costa a précisé que son ex-employé était devenu commandant en 2006 et qu'en 2009, lors d'une évaluation interne, la direction de la société avait estimé qu'il existait pour son cas des «améliorations à apporter», mais qu'en ce qui concernait sa capacité à conduire un paquebot, «les assurances qu'il avait données semblaient suffisantes».

L'ancien numéro deux de la compagnie Giovanni Onorato a souligné de son côté que «pour Costa, ce navire n'aurait jamais dû se retrouver à cet endroit-là, à cette heure-là, cette nuit-là».

Son supérieur, M. Foschi est revenu sur le jour du drame, racontant qu'il se trouvait alors en Guadeloupe, sur un autre navire de la compagnie, quand son numéro deux l'avait appelé en pleine nuit.

«J'étais loin, sans informations. Je suis descendu au poste de commandement et j'ai demandé où se trouvait l'île du Giglio», a-t-il affirmé.

Il appelle ensuite deux cadres de la société qui le rassurent en lui disant qu'à 23h00 heures locales, «le débarquement des passagers est quasiment terminé et qu'à bord, ne restent que les membres d'équipage».

Puis, l'un d'eux le rappelle, ajoutant que «l'inclination du bateau était plus importante que prévu et que des passagers étaient encore dessus».

Dans la nuit du 13 janvier 2012, le Costa Concordia, qui naviguait trop près de la côte, avait heurté un écueil et s'était échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres du Giglio, avec à son bord 4229 personnes, dont 3200 touristes.

Les cinq coaccusés - dont l'officier de bord, le timonier et le directeur de l'unité de crise de Costa Crociere - de Schettino ont été condamnés à des peines de moins de trois ans de prison, dans le cadre d'une procédure de «pattegiamento» qui permet un accord à l'amiable entre la justice et les accusés.

Cette procédure a été refusée au commandant Schettino.

Le timonier indonésien du bateau mis en cause par la défense de Schettino est introuvable et ne pourra pas venir témoigner comme prévu mardi, a indiqué le parquet. «Nous sommes perplexes que l'on n'arrive pas à le trouver, c'est un témoin important, c'est lui qui aurait fait une erreur dans une manoeuvre d'urgence fondamentale», a déploré un des avocats de Schettino, Donato Laino.




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