La Commission sur le statut de la femme s'ouvre à l'ONU

Manifestation de femmes turques contre la violence faites... (Photo Osman Orsal, Reuters)

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Manifestation de femmes turques contre la violence faites aux femmes, dimanche à Istanboul, au lendemain de la Journée internationale des femmes.

Photo Osman Orsal, Reuters

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Agence France-Presse
Nations unies, New York

Malgré les progrès réalisés dans la promotion des femmes, «il reste beaucoup à faire, et peu de temps», a souligné le secrétaire général de l'ONU en ouvrant lundi la 58ème session de la Commission de l'ONU sur le statut de la femme.

M. Ban a cité parmi les priorités les besoins sanitaires, la santé maternelle et infantile, l'éducation sexuelle et la contraception et les violences faites aux femmes, dont les mutilations génitales. «L'égalité entre les sexes et la promotion des femmes sont essentielles pour mener à bien les objectifs du Millénaire pour le développement», à l'échéance 2015, et pour les objectifs que l'ONU doit se fixer pour l'après-2015, à l'horizon 2030.

«Nous avons parcouru un long chemin mais il reste beaucoup à faire, et peu de temps pour le réaliser», a déclaré M. Ban.

«Les discriminations envers les femmes sont particulièrement importantes dans les populations rurales et pour les personnes handicapées, les populations indigènes et d'autres groupes marginalisés».

Il a noté que «les femmes restent rares à la direction des entreprises malgré des recherches qui montrent que les entreprises qui nomment des femmes à leur conseil d'administration sont plus performantes».

De même, a-t-il ajouté, «seul un parlementaire sur cinq est une femme dans le monde» alors que les parlements à forte composante féminine sont plus actifs sur des dossiers essentiels comme la santé ou l'éducation.

La Commission sur le statut de la femme, qui dépend de l'Assemblée générale de l'ONU, se réunit jusqu'au 21 mars. Elle rassemble des responsables des 193 États membres et plusieurs milliers de représentantes de la société civile.

L'an dernier, la Commission avait adopté une déclaration historique dénonçant les violences faites aux femmes et définissant un code de conduite pour les combattre, malgré les réticences de pays comme l'Iran, la Libye, le Soudan, la Russie ou le Vatican.

Cette déclaration souligne que la violence contre les femmes et les filles ne peut se justifier «par aucune coutume, tradition ou considération religieuse».




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