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Secte maoïste de Londres: ma soeur n'était pas «esclave», affirme une Malaisienne

Siti Aishah Abdul Wahab (à droite), 69 ans,... (PHOTO MOHD RASFAN, AFP)

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Siti Aishah Abdul Wahab (à droite), 69 ans, semble «en meilleure santé que moi», a déclaré à l'AFP Kamar Mahtum (à gauche), 73 ans, à son retour en Malaisie.

PHOTO MOHD RASFAN, AFP

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Agence France-Presse
Kuala Lumpur, Malaisie

L'une des trois femmes, malaisienne, retenues pendant près de 30 ans à Londres par une «secte» maoïste n'était pas «réduite en esclavage» et se porte bien, a affirmé lundi sa soeur qui l'a rencontrée.

Siti Aishah Abdul Wahab, 69 ans, semble «en meilleure santé que moi», a déclaré à l'AFP Kamar Mahtum, 73 ans, à son retour en Malaisie.

«Il n'est pas possible» qu'elle ait été asservie et battue, ainsi que le rapporte une partie de la presse britannique, a-t-elle ajouté. «Elle a trop bonne mine» pour cela.

La septuagénaire a pu rencontrer sa soeur pendant 90 minutes après avoir été emmenée en voiture à six heures de Londres jeudi soir, vraisemblablement près de Manchester, selon elle.

Siti Aishah Abdul Wahab est physiquement, intellectuellement et mentalement saine, assure-t-elle. «Elle a promis de revenir en Malaisie après l'enquête qui devrait durer neuf mois».

La Malaisienne avait quitté son pays vers 1968 avec son fiancé pour aller étudier au Royaume-Uni, mais le couple avait rompu et la famille avait perdu sa trace, a raconté son beau-frère, Mohamad Noh Mohamad Dom.

Les trois femmes, libérées fin octobre des griffes du couple fondateur de l'Institut des travailleurs sur la pensée du Marxisme-Léninisme-Mao Tsé, étaient respectivement des militantes pour les deux premières, et une fille de militante pour la plus jeune, une Britannique de 30 ans.

Les auteurs présumés de ces séquestrations, Aravindan Balakrishnan, un homme de 73 ans d'origine indienne, et Chanda, sa femme d'origine tanzanienne de 67 ans, ont été arrêtés la semaine dernière sous l'accusation d'«esclavage».

Ils ont été libérés sous caution.

Selon sa soeur, Siti Aishah n'exprime aucun regret, mais reste «probablement sous l'influence du pouvoir hypnotique de l'homme».

«Je lui ai demandé si elle priait toujours et elle m'a dit posséder un Coran».




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