Chronique d'une naissance (très) annoncée

D'ici quelques jours, voire deux ou trois semaines tout au plus, naîtra... (ILLUSTRATION LA PRESSE)

Agrandir

ILLUSTRATION LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monarchie
Monarchie

Restez à l'affût des dernières nouvelles sur les rois, les reines, les princes et autres membres des diverses monarchies encore en vigueur dans le monde. »

Louise Leduc
La Presse

D'ici quelques jours, voire deux ou trois semaines tout au plus, naîtra l'héritier du trône d'Angleterre. Alors que Kate achève son neuvième mois de grossesse, voici un aperçu de ce que l'on sait déjà sur ce bébé, en neuf temps.

Une naissance à la mi-juillet

Le futur roi ou la future reine d'Angleterre devrait naître aux alentours du 13 juillet, dans une aile privée de l'hôpital St Mary's, au coeur de Londres, là même où Diana a accouché de William. Buckingham a déclaré que Kate et William ne connaissaient pas le sexe de l'enfant.

Des parents de leur temps... malgré tout

Signe des temps, William assistera à la naissance. Fait à noter, il y a 31 ans, le prince Charles avait lui aussi assisté à la naissance de son fils, ce qui, à l'époque, n'était pas si courant. La légende veut par ailleurs que le prince Philip jouait au squash pendant la naissance de Charles. William, qui en plus d'être prince est un militaire qui pilote des hélicoptères spécialisé dans les missions de sauvetage, aura droit à un congé de paternité de deux semaines.

Ni fuite ni indiscrétion

L'hospitalisation de Kate Middleton en décembre pour des nausées particulièrement incommodantes a forcé l'annonce prématurée de sa grossesse. Cette hospitalisation a été marquée par un canular d'un animateur de radio australien qui, imitant le prince Charles, a réussi à obtenir le bilan de santé de Kate par une infirmière qui a été bernée et qui s'est suicidée quelques jours plus tard. Depuis lors, la grossesse, bien que suivie de près par les médias du monde entier, n'a été l'objet d'aucune fuite ou indiscrétion de la part de l'entourage du couple. Les détails qui ont été révélés l'ont été par les porte-parole de la famille royale, surnommée «The Firm».

Des gugusses et des millions

Ce bébé fera sonner les tiroirs-caisses. Aussi difficile soit-il de chiffrer les retombées d'un tel événement, des économistes britanniques, ne reculant devant rien, se sont prêtés au jeu des prédictions. Ils estiment que la naissance pourrait rapporter 287 millions d'euros à l'économie anglaise en bibelots et autres «gugusses» commémoratifs. L'Amérique n'entend pas être en reste: le magasin Barneys, à New York, a déjà sorti sa collection de couvertures et de paniers royaux.

Un bébé qui fait date

Avant même de pousser son premier cri, l'enfant à naître marquera un tournant puisqu'avec lui, s'éteint le principe de la primauté masculine dans l'ordre de succession au trône. Désormais, l'aîné d'un couple royal accédera au trône, peu importe qu'il soit un garçon ou une fille. Le bébé fera donc nécessairement reculer Harry d'un rang. Jusqu'ici, seul le fils premier-né d'un souverain était destiné à régner. Élisabeth n'est devenue reine que parce que son père, George VI, n'a pas eu de fils. Autre changement: désormais, le roi peut épouser une personne de profession catholique romaine, mais lui-même devra toujours être de foi anglicane. Les changements dans les règles de succession ont été lancés il y a plus de trois ans par l'ex-premier ministre britannique, Gordon Brown. Puisqu'ils ont la reine pour chef de l'État, les 16 États du Commonwealth, dont le Canada, ont été appelés à avaliser les changements.

Les règles de succession contestées au Québec

Deux professeurs de l'Université Laval contestent en Cour supérieure la constitutionnalité de la loi adoptée ce printemps par le gouvernement Harper modernisant les règles de succession à la Couronne. Selon Geneviève Motard et Patrick Taillon, Ottawa ne peut agir unilatéralement. Il doit obtenir l'assentiment de toutes les provinces et du Sénat et rouvrir la Constitution. Le gouvernement du Québec n'entre pas dans la danse. «On n'est pas dans la réforme des institutions monarchiques, on est dans l'abolition. On ne souhaite plus avoir la reine du Canada, on souhaite avoir notre propre pays», a dit le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier.

Engouement médiatique

Les 60 ans de règne d'Élisabeth, marqués par des mois de célébrations, ont bien peu de résonnance comparativement à la naissance du bébé «le plus attendu de tous les temps», selon le Time Magazine. Les journaux et magazines d'Europe et d'Amérique du Nord évoquent tous la naissance prochaine. En Italie, des artisans napolitains auraient même remplacé la Vierge dans les scènes de Nativité, par des figurines de Kate, enceinte...dans sa robe de mariée.

Un petit chiffre en terminant

Forbes estime à 500 millions la fortune de la reine Élisabeth.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1607523:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer