Rapt d'un imam: 10 ans de prison pour le chef du renseignement militaire italien

L'imam égyptien Abou Omar, était membre de l'opposition... (PHOTO REUTERS)

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L'imam égyptien Abou Omar, était membre de l'opposition islamiste radicale et bénéficiait de l'asile politique en Italie.

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Agence France-Presse
Rome

Un tribunal de Milan a condamné mardi l'ancien chef du renseignement militaire italien (SISMI), Nicolo Pollari, à dix ans de prison pour sa participation à l'enlèvement d'un imam égyptien en 2003 à Milan, une affaire dans laquelle 23 agents de la CIA ont déjà été condamnés.

Ce procès, en appel, a été rendu possible par une décision de la Cour de cassation qui avait levé en septembre 2012 le secret d'État et renvoyé le procès contre ce haut ex-dirigeant et son adjoint devant la Cour d'appel.

Le secret d'État sur cette affaire avait été imposé par les gouvernements Berlusconi et Prodi de sorte qu'en première instance et en appel le général Nicolo Pollari et son ancien adjoint, Marco Mancini, avaient été acquittés, même si le procureur avait demandé respectivement 12 et 10 ans de réclusion contre les deux hommes.

Le tribunal a également condamné mardi Marco Mancini à 9 ans de prison. Trois autres membres du SISMI, de rang inférieur, ont été condamnés à des peines de six ans de prison chacun.

L'imam égyptien Abou Omar, de son vrai nom Osama Hassan Nasr, était membre de l'opposition islamiste radicale et bénéficiait de l'asile politique en Italie.

Il avait été enlevé dans une rue de Milan le 17 février 2003 au cours d'une opération coordonnée entre le SISMI et la CIA, puis transféré en Égypte. Ses avocats affirment qu'il a été torturé dans la prison de haute sécurité où il était détenu en Égypte et avaient réclamé 10 millions d'euros (environ 13,5 millions de dollars) de dommages et intérêts.

Le procès en première instance, ouvert en juin 2007, était hautement symbolique, car c'était le premier en Europe sur les transfèrements secrets par la CIA de personnes soupçonnées de terrorisme vers des pays connus pour pratiquer la torture, après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

En septembre dernier la Cour de cassation avait également confirmé les peines prononcées contre les 23 agents de la CIA qui avaient écopé de sept à neuf ans de prison.

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