Division et référendum à l'UMP

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La division est de plus en plus en plus grande entre les partisans de François Fillon (à gauche) et ceux de Jean-François Copé (à droite) au sein de l'UMP. Les deux hommes se livrent une guerre sans merci pour la présidence du parti.

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(Paris) La guerre que se livrent François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) a finalement eu raison de la cohésion parlementaire du principal parti de la droite française.

Le camp de M. Fillon a procédé formellement, en soirée hier, à la création d'un nouveau groupe auquel s'est ralliée plus d'une soixantaine des 183 députés que compte la formation à l'Assemblée nationale.

L'ancien premier ministre est allé de l'avant même s'il avait approuvé peu de temps auparavant la tenue d'un référendum destiné à sortir l'UMP de la crise précipitée par l'élection bâclée tenue il y a 10 jours.

Son adversaire, donné gagnant du scrutin par les instances internes du parti, avait proposé dans l'après-midi que les militants soient consultés quant à la nécessité de reprendre le vote.

Les partisans de M. Copé avaient d'abord critiqué l'annonce de la création d'un groupe parlementaire comme un «chantage». Ils ont ensuite décidé de mettre de l'eau dans leur vin, en esquissant avec la proposition de référendum un compromis fragile suggéré par l'ex-président Nicolas Sarkozy.

Divers médias ont rapporté que l'ancien chef d'État avait exercé une forte pression sur les deux hommes, en menaçant de dénoncer publiquement la situation en l'absence de progrès.

Bien que l'annonce de la tenue d'un référendum était présentée comme une voie potentielle d'apaisement, les divergences sur les modalités de la consultation à venir demeuraient nombreuses en soirée hier.

François Fillon a notamment demandé à son adversaire de mettre en place une «direction collégiale» pour veiller à l'organisation du scrutin, qui doit normalement se tenir avant le mois de février.

Cette exigence semble contredire la position de Jean-François Copé, qui a pour sa part insisté sur sa volonté de rester président de la formation jusqu'à la tenue de la consultation. Il avait par ailleurs demandé à son adversaire de surseoir à la création d'un nouveau groupe parlementaire s'il acceptait le référendum proposé.

Le camp de l'ancien premier ministre se dit convaincu que l'élection à la présidence de l'UMP a été entachée d'importantes irrégularités qui l'ont privé d'une confortable victoire. Il demande la reprise du vote depuis l'échec d'une médiation entreprise au cours de la fin de semaine dernière par un des ténors du parti, Alain Juppé.

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