Trois mois de prison pour apologie du «tueur de Toulouse»

Un graffiti, inscrit sur le muret devant une... (Photo: Laurent Dard, AFP)

Agrandir

Un graffiti, inscrit sur le muret devant une maison de Tarbes en banlieue de Toulouse, fait l'éloge du djihadiste Mohamed Merah.

Photo: Laurent Dard, AFP

Agence France-Presse
Toulouse

Un jeune homme de 20 ans du même quartier que Mohamed Merah, le tueur de sept personnes dans la région de Toulouse (sud-ouest), a été condamné jeudi à trois mois de prison pour avoir fait l'apologie de ces crimes, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Mohamed Redha Ghezali, jugé en comparution immédiate, a été condamné pour «provocation à la haine raciale» et «apologie du terrorisme». Il n'est toutefois pas parti en prison à l'issue du jugement, le tribunal n'ayant pas délivré de mandat de dépôt à l'audience.

«Mon pote Mohamed, c'est un homme, un vrai. Dommage qu'il n'ait pas eu le temps de finir le travail», aurait dit le jeune homme, cité vendredi par le quotidien La Dépêche du Midi, lors du contrôle de police d'un groupe le 22 mars, quelques heures après la mort de Mohamed Merah sous les balles du RAID.

Il lui a été reproché d'avoir harangué le groupe qui était contrôlé, insultant les policiers et faisant l'apologie des crimes de Merah.

À l'audience, le représentant du parquet a réclamé neuf mois de prison ferme. Le prévenu a nié les faits, assurant que «les actes qu'a faits Mohamed Merah, c'est inacceptable».

Le procureur de la République Michel Valet, interrogé par l'AFP, a assuré que le parquet «poursuivrait systématiquement» de telles déclarations, «étant donné l'extrême gravité des actes qui ont été commis».

Mohamed Merah, surnommé «le tueur au scooter» par la presse française et «le tueur de Toulouse» par celle internationale, a semé l'effroi en France, tuant sept personnes et en blessant gravement deux autres à Toulouse et Montauban entre le 11 et le 19 mars.

Il a d'abord tué un premier parachutiste d'origine maghrébine à Toulouse le 11 mars, a ensuite abattu froidement trois parachutistes (deux d'origine maghrébine et un d'origine antillaise) dont deux ont succombé le 15 mars à Montauban, puis a tué le 19 mars trois enfants et un enseignant juifs de Toulouse, tout en blessant gravement un adolescent de 15 ans et demi.

Rapidement identifié et cerné dans un immeuble toulousain pendant 32 heures, il est mort en affrontant les hommes du RAID les armes à la main.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer