Londres paralysé par la neige

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Cambridge, dans l'est de l'Angleterre, n'a pas été épargné par le mauvais temps.

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Mali Ilse Paquin
La Presse

(Londres) Quinze centimètres de neige. C'est tout ce qu'il a fallu pour mettre à genoux une des grandes capitales du monde, hier. Fermetures d'aéroports et de gares, paralysie des transports en commun, embouteillages et sorties de route: Londres a été plongé dans le chaos, comme tout l'est de la Grande-Bretagne.

À l'aéroport de Heathrow, où un avion a glissé hors du tarmac, 800 vols ont été annulés. Les autobus de la ville ne se sont pas aventurés hors des garages. Neuf des onze lignes du métro étaient suspendues ou accusaient un retard.

Des milliers de voyageurs étaient coincés dans la capitale. Leanne Steele était obligée d'y passer la nuit. Son train pour Portsmouth avait été annulé, comme toutes les destinations de la gare Waterloo.

«Les autorités sont beaucoup trop prudentes, dit-elle, une cigarette à la main. Par exemple, je ne vois pas pourquoi le métro devrait être perturbé par la neige.»

Le maire de Londres a défendu la réaction des autorités, comparant un autobus sur une route enneigée à «une arme meurtrière de 12 tonnes» ! «Nous n'avions pas vu autant de neige depuis 18 ans. Nous n'avons donc pas de déneigeuses et le sel de déglaçage est insuffisant», a-t-il déclaré.

Comme Leanne Steele, plus de 6 millions de Britanniques ont dû prendre congé du travail, selon les estimations de la Fédération des PME. Un coût exorbitant pour l'économie, évalué à 1,2 milliard de livres sterling (2 milliards de dollars canadiens).

«Cela pourrait aggraver la récession», a averti le porte-parole des petites entreprises, Stephen Alambritis. Or, d'autres précipitations sont prévues aujourd'hui.

Malgré ces pronostics moroses, l'esprit était à la fête dans les rues de Londres. Au parc Hampstead Heath, les cris et les rires fusaient au milieu des batailles de balles de neige.

Des dizaines de jeunes et moins jeunes glissaient à l'aide de toboggans de fortune: des pancartes routières, des bacs de recyclage et même des vieilles valises.

«C'est incroyable, dit Ana Fernandez, ingénieure de 30 ans. Même en été, les gens ne s'amusent pas autant. Londres s'est transformé aujourd'hui.»




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