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Primaire démocrate à New York: Cuomo bat facilement Nixon

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Catherine Triomphe
Agence France-Presse
New York

Pari perdu: l'actrice de Sex and the City Cynthia Nixon n'a pas réussi jeudi à détrôner le puissant gouverneur de New York Andrew Cuomo, vainqueur sans surprise de la primaire démocrate qui les opposait pour diriger cet État de 20 millions d'habitants.

Selon des chiffres encore non définitifs cités par les médias américains vers 23h30, le gouverneur, en poste depuis 2011, a remporté quelque 65% des voix des électeurs démocrates, seuls autorisés à voter, contre près de 35% à Mme Nixon.

M. Cuomo, 60 ans, l'un des gouverneurs les plus actifs face à Donald Trump, est désormais quasi assuré d'être réélu pour quatre ans supplémentaires lors des élections du 6 novembre qui l'opposeront au Républicain Marc Molinaro, tant New York est un bastion démocrate.

Cynthia Nixon, 52 ans, proche politiquement des positions de l'ancien candidat à la présidentielle américaine Bernie Sanders, ouvertement bisexuelle, a reconnu sa défaite lors d'un rassemblement à Brooklyn, où elle a été longuement applaudie par ses supporteurs.

«Si le résultat n'est pas celui que nous avions espéré, je ne suis pas découragée, je suis inspirée et j'espère que vous aussi, a-t-elle déclaré. Notre campagne a forcé le gouverneur à prendre des engagements concrets qui vont changer la vie des gens de cet État».

Malgré sa défaite, elle s'est dite certaine que la vague anti-élite qui agite le parti démocrate, permettant à des femmes et candidats noirs ou hispaniques de renverser, lors d'autres primaires, des ténors démocrates accusés de connivence avec les grands patrons, allait se poursuivre.

«Le mouvement que nous sommes en train de bâtir ne se limite pas à une candidature, ou une élection. Il s'agit d'offrir une vision de la façon dont les choses pourraient marcher, si seulement nous en avons le courage politique», a-t-elle affirmé.

Militante depuis des années pour l'enseignement public et les droits LGBT, Nixon, mère de trois enfants, a mené une campagne tonique, sillonnant cet État grand comme la Grèce en prônant la légalisation de la marijuana à usage récréatif, la rénovation du métro new-yorkais, la gratuité de l'éducation, la baisse des prix du logement, une assurance maladie financée par l'État et une fiscalité alourdie pour les plus riches.

Bête politique

Sa défaite avait été largement anticipée par les sondages, même si certains prédisaient une victoire plus large encore pour M. Cuomo.

Le gouverneur, fils du très respecté et défunt gouverneur Mario Cuomo, avait l'appui de l'appareil du parti comme du New York Times, qui avait appelé à voter pour lui tout en lui faisant de multiples reproches.

Véritable bête politique, M. Cuomo avait senti le danger que représentaient la campagne de terrain et les positions de Mme Nixon, bien qu'elle n'ait jamais eu aucun mandat électif.

Fort de quelque 30 millions de dollars pour faire campagne, Andrew Cuomo avait multiplié les publicités télévisées ces dernières semaines, et affichait des positions plus «progressistes» qu'avant, notamment sur la possibilité de légaliser l'usage récréatif de la marijuana.

Reste à savoir si M. Cuomo va effectivement gouverner plus à gauche pour son troisième mandat, dans un État de New York déjà considéré comme très à gauche par rapport à la moyenne américaine.

Dans son éditorial de soutien, le New York Times appelait le sexagénaire, en cas de réélection, à tenir enfin ses promesses passées, en s'attaquant à la corruption endémique à Albany, la capitale de l'État, et au vaste chantier de rénovation du défaillant métro new-yorkais, dont il a officiellement la charge.

«Il peut être un gouverneur très capable», soulignait le journal, quand «il ne se laisse pas distraire par des inimitiés mesquines».

M. Cuomo est aussi régulièrement cité parmi les candidats possibles à une investiture démocrate pour la présidentielle 2020.

Lors de son débat télévisé avec Mme Nixon fin août, le gouverneur avait assuré qu'il ne serait pas candidat et resterait gouverneur jusqu'au bout de son mandat, fin 2022.

Mais comme l'ont fait observer plusieurs analystes, rien ne l'empêcherait de revenir sur cette déclaration le moment venu...




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