Tollé républicain contre les nouveaux tarifs de Trump

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«Je suis en désaccord avec cette décision et j'en crains les conséquences imprévues», a déclaré le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

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Agence France-Presse
Washington

De nombreux responsables et membres de la majorité républicaine du Congrès américain ont dénoncé jeudi sans détour la décision du président Donald Trump d'imposer prochainement des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium aux États-Unis.

«Je suis en désaccord avec cette décision et j'en crains les conséquences imprévues», a déclaré le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, un allié proche et jusqu'ici fidèle du président, dans un communiqué.

Un sénateur républicain, Jeff Flake, a immédiatement annoncé le dépôt prochain d'une proposition de loi visant à annuler ces taxes. «Les guerres commerciales ne sont jamais gagnées, elles sont toujours perdues», a-t-il prévenu.

«C'est une augmentation d'impôts sur les industriels, salariés et consommateurs américains», a dénoncé le président de la commission des Finances du Sénat, Orrin Hatch, fervent promoteur du libre-échange et jusqu'ici ami affiché du locataire de la Maison-Blanche. Sans mâcher ses mots, il a qualifié la décision de «malavisée» et «malheureuse».

Tous ces républicains s'inquiètent de la hausse prévisible des coûts pour les fabricants américains ayant recours à de l'acier étranger - et donc de la hausse des prix pour les consommateurs aux États-Unis. Sans compter les risques de guerre commerciale et d'impact négatif sur la croissance économique du pays.

Des plus modérés aux plus conservateurs, l'opposition est vaste. Le chef du sous-groupe des élus conservateurs de la Chambre, Mark Walker, a imploré l'administration de cibler les «mauvais acteurs» au lieu d'imposer des tarifs commerciaux «s'assimilant à des impôts».

Paul Ryan, et d'autres, ont salué les exemptions accordées dans un premier temps au Mexique et au Canada, mais elles sont loin de suffire, selon eux.

Ils entendent désormais faire pression sur l'administration afin de mettre en place ce que Paul Ryan a appelé un «processus d'exemption continu» pour les pays et les entreprises.

«Plus ce sera chirurgical, mieux ce sera», a-t-il dit à Atlanta lors d'une conférence de presse.




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