Violences conjugales d'un conseiller: la Maison-Blanche admet des lacunes

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Le haut-conseiller Rob Porter (3e à partir de la gauche) était près du président Donald Trump.

Photo Jonathan Ernst, Reuters

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Agence France-Presse
Washington

La Maison-Blanche a reconnu jeudi qu'elle aurait pu mieux gérer les accusations de violences conjugales visant l'un de ses hauts conseillers, qui a démissionné mercredi.

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Colbie Holderness est l'ex-femme de Rob Porter. Elle a rendu public des photos où on la voit avec un oeil au beurre noir, résultat d'un coup de poing asséné par son ex-mari, selon elle.

Le secrétaire du personnel de la Maison-Blanche Rob Porter a annoncé qu'il quittait son poste, tout en niant les propos de deux ex-femmes l'ayant accusé d'agressions physiques et d'abus psychologiques. L'une d'elles a rendu publiques deux photos la montrant avec un oeil au beurre noir, résultat d'un coup de poing asséné par Rob Porter, selon elle.

Il est apparu depuis que M. Porter, 40 ans, n'avait pas obtenu un feu vert complet à l'issue de la vérification de sécurité -comme il est de coutume pour les employés notamment de la Maison-Blanche- à cause de ces accusations. Ce qui ne l'a néanmoins pas empêché de travailler quotidiennement avec le président Donald Trump et d'accéder à des documents confidentiels.

«Beaucoup d'entre nous auraient pu faire mieux», a reconnu jeudi Raj Shah, porte-parole adjoint de l'exécutif lors du point de presse quotidien à la Maison-Blanche, livrant ainsi un rare acte de contrition de la part de l'administration Trump.

Selon lui, le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, «n'a eu pleinement connaissance de ces accusations qu'hier» mercredi. «Je ne vais pas entrer dans les détails concernant qui a pu avoir connaissance de quel élément d'information».

«J'ai parlé au président plus tôt aujourd'hui et il a dit être attristé par ces informations», a relevé M. Shah.

Il a par ailleurs refusé d'indiquer si Hope Hicks, la directrice de la communication de la Maison-Blanche qui d'après des médias fréquentait M. Porter, a pris part à la confection de la réaction de la Maison-Blanche face au scandale.

Quelques heures à peine avant que le diplômé de Harvard ne quitte son poste, l'exécutif chantait ses louanges et le présentait comme un membre honnête et intègre de son personnel.

«Il démissionne de la Maison-Blanche», mais va rester pour assurer une transition en douceur, avait ensuite indiqué mercredi Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche. «Le président et le secrétaire général avaient pleine confiance en ses capacités et sa performance».

M. Porter était l'un des rares employés de l'administration Trump à être respecté par les barons du parti républicain.




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