Agression sexuelle: le Washington Post et la fausse informatrice

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Agence France-Presse
Washington

Le Washington Post a révélé lundi avoir déjoué les plans d'une fausse informatrice qui aurait tenté de discréditer l'enquête menée par le célèbre quotidien sur un candidat républicain au Sénat américain accusé d'agression sexuelle.

Selon le Post, une femme affirmait avoir eu une relation sexuelle alors qu'elle avait 15 ans avec Roy Moore, un ancien magistrat ultra-conservateur, et que celui-ci l'avait convaincue d'avorter. Le journal américain, qui avait accepté de garder son identité secrète s'il publiait son histoire, n'a pas pu confirmer les accusations, notant plusieurs incohérences dans son témoignage.

Le Washington Post a été le premier média à publier début novembre les témoignages de quatre femmes accusant M. Moore, candidat à l'élection sénatoriale partielle du 12 décembre dans l'Alabama, d'attouchements et de comportement déplacé à partir de la fin des années 1970, alors qu'elles étaient mineures et lui trentenaire.

Il ne conteste pas avoir fréquenté des adolescentes mais nie toute agression sexuelle.

Le quotidien a diffusé lundi sur son site internet un entretien de neuf minutes entre l'accusatrice et une journaliste cherchant à confirmer ses motivations après que des journalistes du quotidien l'ont vu entrer dans les bureaux new-yorkais de Project Veritas. Cette organisation piège, avec de faux reporters, les grands médias accusés de partialité envers l'administration Trump.

Roy Moore... (AP) - image 2.0

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Roy Moore

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L'accusatrice, identifiée comme Jaime Phillips, a nié collaborer avec Project Veritas, qui pour sa part n'a pas répondu aux demandes de réaction de l'AFP.

«Nous respectons toujours les accords du «off-the-record» quand ils sont faits de bonne foi», a affirmé le rédacteur en chef du Washington Post, Martin Baron, cité dans l'article.

«Mais ces soi-disant conversations «off-the-record» étaient la base d'un plan pour nous tromper et nous mettre dans l'embarras. L'intention de Project Veritas était clairement de diffuser la conversation au cas où nous serions tombés dans le piège. Grâce à notre habituelle rigueur journalistique, nous ne sommes pas tombés dans le panneau et nous ne pouvons pas respecter un accord «off-the-record» fait avec une mauvaise foi malveillante», a-t-il expliqué.

Donald Trump entretient une relation conflictuelle avec une partie de la presse américaine qu'il qualifie de «fake news», et qu'il accuse de chercher à dénigrer sa politique ainsi que sa personnalité. Il prend régulièrement pour cible la chaîne de télévision CNN ainsi que les grands quotidiens New York Times et Washington Post. Depuis son accession à la présidence, il accorde désormais la quasi-totalité de ses entretiens à Fox News, qu'il regarde en boucle.




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