La Cour suprême américaine rejette des recours de militants des armes

Des fusils d'assaut AR-15.... (Photo Rich Pedroncelli, archives Associated Press)

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Des fusils d'assaut AR-15.

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Agence France-Presse
Washington

La Cour suprême des États-Unis a refusé lundi d'intervenir dans l'épineux débat sur les violences par armes à feu, en rejetant des recours appuyés par le principal lobby américain des armes, la NRA.

En refusant ces dossiers rendus brûlants par de récentes tueries qui ont choqué le pays, la plus haute juridiction américaine a notamment confirmé la validité d'une législation adoptée par l'État du Maryland, bannissant les ventes de fusils d'assaut de type militaire.

Cet État situé près de la capitale fédérale, Washington, avait voté cette interdiction dans le sillage d'une attaque en 2012 qui avait causé la mort de 26 personnes dont 20 enfants, dans l'école primaire Sandy Hook, dans le Connecticut.

Des militants des armes à feu, soutenus par la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes aux États-Unis, tentent depuis d'obtenir l'abrogation de cette loi restrictive. Pas moins de 21 États avaient demandé à la Cour suprême d'intervenir dans ce dossier.

Dans une autre affaire, la haute cour a refusé lundi d'examiner la demande de résidents de la Floride qui exigent de porter leur arme de façon visible sur la voie publique. La loi actuelle leur impose de transporter leur arme dissimulée dans un sac ou sous leurs vêtements.

Le deuxième amendement de la Constitution, qui autorise les Américains à détenir une arme pour défendre leur foyer, fait en permanence l'objet de batailles juridiques sur son interprétation et sa portée.

En 2008 les partisans des armes individuelles avaient remporté une victoire historique à la Cour suprême, dont l'arrêt «District of Columbia V. Heller» avait annulé l'interdiction en vigueur à Washington de posséder une arme chez soi.

Depuis qu'elle a validé cette interprétation du deuxième amendement, la Cour suprême refuse d'entrer dans les détails sur les armes permises ou non selon les villes et les États.

Un retraité a tué 58 personnes et en a blessé près de 500 en ouvrant le feu sur les spectateurs d'un concert de musique country à Las Vegas en octobre. Et le 5 novembre, un ex-caporal limogé de l'armée de l'air a fait 25 morts dans une église du Texas, dont plusieurs enfants et une femme enceinte.

Ces tueries ont suscité de nouveaux appels à interdire les fusils tirant en rafales, des initiatives vouées par avance à s'enliser dans un Congrès contrôlé par les républicains.




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