Ingérence russe: des «absurdités» pour Poutine, une possibilité pour la CIA

Les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et... (Photo Mikhail KLIMENTYEV, AFP)

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Les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, ont pris le temps de se parler lors de leur passage au forum de l'Asie-Pacifique, au Vietnam.

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Jérôme CARTILLIER, Marion THIBAUT
Agence France-Presse
DANANG

Donald Trump a longuement mis en avant samedi les dénégations de Vladimir Poutine sur les accusations d'ingérence russe dans la campagne américaine, laissant entendre, après l'avoir rencontré au Vietnam, qu'il le pensait sincère. Quelques heures après ses déclarations, la CIA a cependant confirmé ses accusations contre la Russie en expliquant que ses précédentes «conclusions» n'avaient «pas changé».

«Il m'a dit qu'il ne s'était absolument pas mêlé de notre élection», a expliqué le président américain après la brève rencontre avec son homologue russe à Danang, au Vietnam, en marge d'un forum régional.

Ces accusations d'ingérence sont des «absurdités», a de son côté martelé le maître du Kremlin lors d'une conférence de presse.

Evoquant, à bord d'Air Force One, ses échanges avec M. Poutine, M. Trump a confié aux journalistes avoir eu «un bon feeling» avec le président russe avec qui il a eu «deux ou trois discussions très brèves» en marge du sommet.

Le président américain croit-il son homologue russe? «A chaque fois qu'il me voit, il me dit qu'il ne l'a pas fait et je crois vraiment que quand il me dit ça, il le pense», a-t-il répondu.

«Je pense qu'il s'est senti insulté», par ces accusations, a-t-il ajouté. «Et ce n'est pas bon pour notre pays», a-t-il dit, soulignant que de bonnes relations avec Moscou permettraient à Washington d'avancer sur des dossiers cruciaux tels que la Corée du Nord.

Aux journalistes qui s'interrogeaient sur la valeur à accorder aux dénégations de M. Poutine, le président américain a répondu que la priorité était ailleurs.

«Ecoutez, lorsque le président Poutine affirme avec véhémence qu'il n'a rien à voir avec ça, vous n'allez pas vous lancer dans un débat», a-t-il argué. «Vous allez commencer à parler de la Syrie et de l'Ukraine», a-t-il ajouté.

Les échanges entre les deux hommes ont fait l'objet d'intenses spéculations pendant deux jours dans la ville côtière de Danang, où ils participaient au forum de l'Asie-Pacifique (APEC).

LA CIA réplique

Dans un communiqué transmis à CNN, le directeur de la CIA Mike Pompeo a réaffirmé sa confiance dans les conclusions des services américains de renseignement, qui ont tous conclu que la Russie avait effectivement tenté d'influencer la campagne présidentielle américaine pour favoriser M. Trump.

«Le directeur soutient, comme il l'a toujours fait, le rapport de janvier 2017» des services de renseignement sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, a indiqué la CIA.

«Les conclusions des services de renseignement en ce qui concerne l'ingérence de la Russie n'ont pas changé», ajoute ce communiqué publié par CNN.

Les soupçons de collusion entre l'entourage de Donald Trump et le Kremlin, et une série de contentieux entre les deux pays, ont considérablement compliqué les relations entre les deux hommes.

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Cette affaire à tiroir qui empoisonne la première année de mandat de Donald Trump a connu une avancée soudaine avec l'inculpation fin octobre de trois anciens conseillers de M. Trump.

Parmi eux son ancien directeur de campagne Paul Manafort, qui est aujourd'hui assigné à résidence.

L'ancien homme d'affaires de New York et l'ex-chef du FSB (ex-KGB) n'ont eu jusqu'à ce jour qu'un seul véritable entretien: en Allemagne, en juillet, en marge du G20.

«Le comportement du président américain est extrêmement correct et bienveillant», a estimé M. Poutine alors que les deux hommes sont apparus tout sourire lors de leurs rapides échanges, notamment avant la traditionnelle photo de famille du sommet de l'Apec.

Toutefois, l'homme fort du Kremlin a estimé que les «relations entre la Russie et les Etat

Donald Trump a longuement mis en avant samedi les dénégations de Vladimir Poutine sur les accusations d'ingérence russe dans la campagne américaine, laissant entendre, après l'avoir rencontré au Vietnam, qu'il le pensait sincère.

Quelques heures après ses déclarations, la CIA a cependant confirmé ses accusations contre la Russie en expliquant que ses précédentes «conclusions» n'avaient «pas changé».

«Il m'a dit qu'il ne s'était absolument pas mêlé de notre élection», a expliqué le président américain après la brève rencontre avec son homologue russe à Danang, au Vietnam, en marge d'un forum régional.

Ces accusations d'ingérence sont des «absurdités», a de côté martelé le maître du Kremlin lors d'une conférence de presse.

Evoquant, à bord d'Air Force One, ses échanges avec M. Poutine, M. Trump a confié aux journalistes avoir eu «un bon feeling» avec le président russe avec qui il a eu «deux ou trois discussions très brèves» en marge du sommet.

Le président américain croit-il son homologue russe? «À chaque fois qu'il me voit, il me dit qu'il ne l'a pas fait et je crois vraiment que quand il me dit ça, il le pense», a-t-il répondu.

«Je pense qu'il s'est senti insulté», par ces accusations, a-t-il ajouté. «Et ce n'est pas bon pour notre pays», a-t-il dit, soulignant que de bonnes relations avec Moscou permettraient à Washington d'avancer sur des dossiers cruciaux tels que la Corée du Nord.

Aux journalistes qui s'interrogeaient sur la valeur à accorder aux dénégations de M. Poutine, le président américain a répondu que la priorité était ailleurs.

«Ecoutez, lorsque le président Poutine affirme avec véhémence qu'il n'a rien à voir avec ça, vous n'allez pas vous lancer dans un débat», a-t-il argué. «Vous allez commencer à parler de la Syrie et de l'Ukraine», a-t-il ajouté.

Les échanges entre les deux hommes ont fait l'objet d'intenses spéculations pendant deux jours dans la ville côtière de Danang, où ils participaient au forum de l'Asie-Pacifique (Apec).

Dans un communiqué transmis à CNN, le directeur de la CIA Mike Pompeo a réaffirmé sa confiance dans les conclusions des services américains de renseignement, qui ont tous conclu que la Russie avait effectivement tenté d'influencer la campagne présidentielle américaine pour favoriser M. Trump.

«Le directeur soutient, comme il l'a toujours fait, le rapport de janvier 2017» des services de renseignement sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, a indiqué la CIA.

«Les conclusions des services de renseignement en ce qui concerne l'ingérence de la Russie n'ont pas changé», ajoute ce communiqué publié par CNN.

Les soupçons de collusion entre l'entourage de Donald Trump et le Kremlin, et une série de contentieux entre les deux pays, ont considérablement compliqué les relations entre les deux hommes.




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