Le pasteur veut démolir l'église de la tuerie au Texas

Le pasteur Frank Pomeroy et sa femme Sherri... (PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AFP)

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Le pasteur Frank Pomeroy et sa femme Sherri ont perdu leur fille de 14 ans dans la tuerie.

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Agence France-Presse
SAN ANTONIO

Le pasteur de la petite église texane où un homme a perpétré l'une des pires fusillades de l'histoire récente des États-Unis veut démolir le bâtiment pour construire à la place un monument en hommage aux victimes, a révélé un responsable jeudi.

Le pasteur Frank Pomeroy, dont la fille de 14 ans, Annabelle, figure parmi les victimes de la tuerie de dimanche à l'église First Baptist de Sutherland Springs, a informé sa hiérarchie plus tôt cette semaine de ce souhait.

Reprendre l'office religieux dans cette petite église rurale serait «émotionnellement et physiquement impossible», a expliqué à l'AFP Robert Oldham, de la Southern Baptist Convention qui regroupe ces églises chrétiennes.

C'est en recevant des responsables mardi que le pasteur en deuil a proposé qu'un nouveau bâtiment soit construit ailleurs, selon M. Oldham.

«L'église n'a pas encore pris sa décision», a-t-il précisé. «Le pasteur anticipait en quelque sorte ce qui serait dans le meilleur intérêt des paroissiens».

Frank Pomeroy était en voyage quand Devin Patrick Kelley est entré pour abattre méthodiquement 25 personnes, dont une femme enceinte, et en blesser 20 autres. Les autorités locales ont décidé de comptabiliser l'enfant que portait la femme enceinte dans son bilan officiel de 26 morts.

Ancien caporal de 26 ans, Kelley est ensuite mort à l'issue d'une course-poursuite.

Une vidéo --l'église avait coutume de filmer ses offices pour les poster ensuite sur internet-- décrite par le New York Times montre «sept longues minutes» durant lesquelles Kelley a tiré avec un fusil semi-automatique, «ne s'arrêtant que pour recharger (son arme), abattant méthodiquement ses victimes terrifiées» de balles «dans la tête», dans ce qui ressemblait à des «exécutions».

Le vice-président américain Mike Pence s'est rendu mercredi au chevet des familles. «Les Américains sont avec vous», a-t-il déclaré, promettant «que toutes les ressources nécessaires» seraient apportées aux victimes et à leurs proches.




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