Fusillade au Texas: «Il ne s'arrêtait pas de tirer»

Au lendemain de la tuerie, les gens se... (Photo Darren Abate, AP)

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Au lendemain de la tuerie, les gens se sont recueillis devant l'église de Sutherland Springs.

Photo Darren Abate, AP

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Nova SAFO
Agence France-Presse
SUTHERLAND SPRINGS

Le dimanche de Terrie Smith s'annonçait calme et paisible, jusqu'à ce que les balles se mettent à siffler: la femme de 54 ans était dans son restaurant, en face de la First Baptist Church de Sutherland Springs, quand Devin Patrick Kelley a abattu 26 personnes.

Terrie Smith se trouvait là pour charger des affaires dans sa voiture, son établissement étant fermé ce dimanche. Tout d'un coup, elle a entendu des tirs. Devin Patrick Kelley avait ouvert le feu sur l'église et faisait le tour du bâtiment, en continuant de tirer.

«Il ne s'arrêtait pas», se souvient-elle, en pleurs. Un détail l'a marquée: le corps du tireur n'arrêtait pas de se contracter, au fur et à mesure qu'il vidait son arme.

«Ça s'est un peu arrêté, avant de reprendre. Il était dans l'église, en train de tirer».

Un bon ami de Terrie Smith et deux de ses enfants ont perdu la vie. Le troisième est à l'hôpital. Il «va mal».

Lors du massacre, Devin Patrick Kelley a tué plusieurs enfants. La plus jeune des victimes avait 18 mois.

David Casillas, 55 ans, est arrivé sur les lieux peu après la fusillade. Il a filmé la scène sur son téléphone.

«Il y avait encore des paroissiens qui sortaient de l'église, avec du sang partout sur eux», raconte-t-il à l'AFP.

«Tout le monde était choqué, personne ne parlait. Ils se tenaient la tête et essayaient de comprendre ce qui s'était passé».

L'image d'un corps étendu devant cette petite église aux murs blancs lui a rappelé la mort de son propre fils, abattu à Houston en 2005. David Casillas avait déménagé à la campagne pour échapper à la violence et aux armes à feu.

L'homme connaît bien cette église; il y a demandé sa femme en mariage. Tous les habitants, des citadins voulant s'échapper de la ville ou des éleveurs des environs, la connaissent. Ils comptent presque tous un proche parmi les victimes.

«Je ne sais pas ce que je ressens actuellement, de la tristesse ou de la colère», témoigne Kit Collman, 36 ans.

Beaucoup ont mis leur peine de côté pour agir. À une rue de là, les dons s'accumulent dans un centre communautaire. Les habitants y apportent riz, pâtes et beurre de cacahouète.

Pam Ewing a ainsi rempli son pick-up de rouleaux de papier essuie-tout, de bouteilles d'eau et d'ustensiles de toilette.

«Nous allons nous soutenir en ces temps marqués par le mal. Nous allons rester ensemble, et nous serons plus forts», assure-t-elle.




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