Attaque de New York: le suspect n'a aucun remords

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Au lendemain de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, le plus grave survenu à New York depuis septembre 2001, le président Donald Trump a réclamé la «peine de mort» pour le suspect, Sayfullo Saipov, un Ouzbek de 29 ans arrivé aux États-Unis en 2010.

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Colleen Long, Larry Neumeister
Associated Press
WASHINGTON

Des accusations de terrorisme ont été portées mercredi contre le suspect de l'attaque au camion-bélier qui a fait huit morts sur une piste cyclable à proximité du World Trade Center, à New York.

Les procureurs fédéraux ont indiqué que l'homme, un immigrant ouzbek de 29 ans, avait été encouragé à commettre ce carnage par la propagande de Daech. Il a même demandé à ce que le drapeau du groupe armé État islamique soit accroché dans sa chambre d'hôpital, ont-ils rapporté, et dit «qu'il se sent bien concernant ce qu'il a fait».

Blessé par balle, Sayfullo Saipov a comparu en fauteuil roulant. Il n'a enregistré aucun plaidoyer par rapport aux deux accusations portées contre lui, qui sont passibles de la peine de mort.

La police fédérale américaine, le FBI, interroge différentes personnes qui auraient pu être au courant de ses intentions, y compris un deuxième Ouzbek.

Tard mercredi soir, le président Donald Trump a déclaré sur Twitter que le suspect méritait la peine de mort. Il a suggéré un peu plus tard que Saipov soit envoyé au camp pénitentiaire de Guantanamo.

L'attaque de mardi, qui a aussi fait 12 blessés, était apparemment en préparation depuis plusieurs semaines. Selon la police fédérale, l'accusé avait loué un camion le 22 octobre pour pratiquer sa conduite et il aurait choisi la journée de l'Halloween en sachant que plus de gens se trouveraient dans les rues.

Cinq des huit morts sont des amis argentins qui s'étaient rendus à New York célébrer le 30e anniversaire de la fin de leurs études.

Donald Trump a dit s'être entretenu avec son homologue argentin, Mauricio Macri, et qu'il lui avait offert ses condoléances.

Les procureurs fédéraux dépeignent Sayfullo Saipov comme un homme «rongé par la haine et une idéologie tordue».

Saipov, un résident permanent, était arrivé aux États-Unis légalement en 2010, en vertu d'un programme de visa pour la diversité des immigrants. Le président Donald Trump a saisi la balle au bond et rapidement demandé au Congrès d'abolir «dès que possible» ce programme, destiné aux ressortissants de pays qui présentent de faibles taux d'immigration aux États-Unis.

Saipov a vécu en Floride et en Ohio, où il était chauffeur de camion commercial, avant de déménager au New Jersey. Il a récemment travaillé pendant quelques mois pour le service Uber.

Des actes de naissance indiquent que sa femme a accouché de deux filles en Ohio, et selon leur voisin au New Jersey, le couple a récemment eu un nouvel enfant.

Saipov reviendra en cour le 15 novembre.

Son avocat, David Patton, a demandé à ce qu'il reçoive un traitement juste.

«Je vous promets que la manière que nous traiterons M. Saipov dans ce processus judiciaire en dira bien plus sur nous que ça n'en dira sur lui», a-t-il avancé.

Saipov aurait commencé à planifier un attentat il y a un an, avant d'arrêter son choix sur une attaque au véhicule-bélier il y a deux mois. Il aurait épluché internet à la recherche d'informations concernant l'Halloween à New York. Il a fauché piétons et cyclistes sur plus d'un kilomètre, sur une piste cyclable de Manhattan, et prévoyait apparemment continuer son carnage jusqu'au pont de Brooklyn, mais il a embouti un petit autobus scolaire.

Un policier l'a ensuite atteint d'une balle à l'abdomen quand il a refusé de laisser tomber les deux fausses armes qu'il brandissait.




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