O.J. Simpson retrouve la liberté

O.J. Simpson, 70 ans, a quitté le pénitencier... (Photo Associated Press)

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O.J. Simpson, 70 ans, a quitté le pénitencier de Lovelock, dans l'État du Nevada, dans la nuit de samedi à dimanche.

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Javier Tovar
Agence France-Presse
Los Angeles

O.J. Simpson, un des détenus les plus célèbres des États-Unis qui avait été acquitté du meurtre de son ex-femme en 1995 avant d'être condamné en 2008 pour vol à main armée, est sorti de prison dimanche, en liberté conditionnelle.

L'ancienne star du football, 70 ans, a quitté «à 0 h 8 (3 h 8 heure du Québec) le pénitencier de Lovelock», dans l'État du Nevada, a déclaré Brooke Keast à l'AFP. «J'ignore vers où il est parti», a-t-elle ajouté.

Les avocats de l'ex-joueur de la NFL avaient prévenu que, théoriquement possible dès dimanche, sa libération ne devait intervenir que lundi pour des raisons pratiques.

Mais il a quitté le pénitencier de Lovelock dans la nuit de samedi à dimanche pour que «sa sécurité soit garantie et pour éviter tout incident», a expliqué Mme Keast. Elle avait d'ailleurs prévenu vendredi que sa sortie de prison serait repoussée dans le cas où la presse serait présente en masse devant les portes de l'établissement.

L'ancien sportif avait été condamné en 2008 à une peine de neuf à 33 ans de prison pour le braquage à main armée de deux marchands de souvenirs sportifs à Las Vegas l'année précédente.

Mais l'affaire qui l'a rendu mondialement connu remonte à plus de vingt ans. En 1995, O.J. Simpson avait été déclaré non coupable du meurtre de son ex-épouse et d'un ami de celle-ci à Los Angeles.

Ce «procès du siècle», sur-médiatisé et extrêmement chargé sur le plan racial, avait captivé le pays et le verdict innocentant Simpson continue de susciter la controverse près d'un quart de siècle après.

«The Juice», ainsi qu'il est surnommé, avait paradoxalement été condamné au civil pour ces mêmes faits quelques mois plus tard.

Cela n'a pas signifié la fin des ennuis de l'ancien athlète noir, également acteur de cinéma et commentateur sportif.

Cap sur la Floride

Le 13 septembre 2007, il a fait irruption avec cinq hommes de main dans un hôtel-casino de Las Vegas pour y «récupérer», sous la menace d'armes, des souvenirs sportifs auprès de revendeurs.

L'ancien joueur des Bills de Buffalo devait initialement purger jusqu'à 33 ans de prison pour ces faits qualifiés d'enlèvement, cambriolage et vol à main armée, mais s'est vu accorder une remise de peine pour une partie de ses condamnations.

En juillet dernier, il est parvenu à raccourcir davantage sa sentence, en convainquant la commission des libertés conditionnelles du Nevada de ses bonnes facultés de réinsertion.

Les autorités redoutaient ce week-end une nouvelle médiatisation extrême autour du détenu libéré. Surtout si on se rappelle sa fuite le 17 juin 1994, à bord d'une Ford Bronco blanche, qui avait été diffusée en direct par les chaînes américaines.

Désormais en liberté conditionnelle, O.J. Simpson a récemment assuré n'avoir d'autre projet que de passer du temps avec ses amis et ses enfants et de jouer au golf en Floride.

«Il a eu un comportement modèle en tant que prisonnier», a affirmé son avocat Malcolm LaVergne. «Je m'attends à ce qu'il ait un comportement modèle en tant que personne en liberté conditionnelle».

Mais la procureure générale de la Floride, Pam Bondi, s'est déclarée radicalement opposée à l'installation d'O.J. Simpson dans son État.

«Les Floridiens sont bien au courant du passé de M. Simpson, de son dédain injustifiable pour les vies humaines, et de son mépris de la loi quant aux actes odieux pour lesquels il a été condamné au civil», a écrit Mme Bondi. «Notre État ne va pas devenir un club de loisirs pour un criminel condamné».




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