Trump, sous le feu des critiques, annonce une visite à Porto Rico

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L'aide fédérale vient seulement d'arriver sur l'île qui manque d'eau potable, d'électricité ou de carburant.

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Andrew BEATTY, Cyril JULIEN
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu'il se rendrait la semaine prochaine à Porto Rico, pour couper court aux critiques sur la lenteur de l'aide apportée par son administration à ce territoire américain dévasté par l'ouragan Maria.

Le président s'est entretenu mardi avec Ricardo Rossello, le gouverneur de Porto Rico, et lui a promis «l'assistance continue» de l'État fédéral.

Il était notamment accusé de considérer les 3,4 millions d'habitants de l'île comme des citoyens de seconde zone, alors que les Portoricains ont la nationalité américaine, même s'ils n'ont pas le droit de vote. Selon ses détracteurs, l'aide fédérale avait été plus rapide pour le Texas et la Floride, touchés respectivement par les ouragans Harvey et Irma fin août et début septembre.

Une semaine après le passage de Maria, l'aide arrive lentement sur l'île qui manque d'eau potable, d'électricité ou de carburant. Les opérations de déblaiement sont également lentes à se mettre en place. De longues files se forment chaque jour devant les supermarchés ou les stations-service.

«C'est très dur, parce que tout est rationné. Même avoir un paquet de riz, c'est difficile», a expliqué à l'AFP une habitante de Bayamon (nord-est).

«Effort énorme»

Selon les autorités, 11 437 personnes étaient encore abritées dans des refuges. Depuis lundi soir, 150 camions remplis de carburant ont quitté les dépôts pour alimenter les stations-service. Par ailleurs, 42% de la population n'a pas accès à l'eau potable et seuls 21 des 69 hôpitaux sont ouverts. L'USNS Comfort, un navire-hôpital avec une capacité d'un millier de lits, basé en Virginie (sud-est), doit bientôt rallier l'île.

Cette catastrophe naturelle s'ajoute à une crise économique, alors que Porto Rico est en faillite avec une dette de plus de 70 milliards de dollars.

«Je vais à Porto Rico mardi (prochain) et j'irai aussi dans les Iles vierges américaines», a indiqué M. Trump. Plus tôt, il avait indiqué que le 3 octobre était la première date à laquelle il pouvait se rendre sur l'île des Caraïbes sans gêner les opérations de secours.

Ces deux territoires «ont été dévastés, vraiment dévastés (...). Un effort énorme est en train d'être fait (et les secours) déchargent chaque heure des quantités énormes d'eau et de nourriture pour Porto Rico», a-t-il ajouté.

Mais il a souligné que l'acheminement de l'aide était plus compliqué qu'au Texas ou en Floride. «On a une chose qui s'appelle l'océan, un truc difficile».

L'ouragan a ravagé la majeure partie de l'île, qui avait déjà subi le passage d'Irma. Maria a provoqué des inondations, des pluies torrentielles et le réseau de télécommunications est presque entièrement détruit.

Le gouverneur du territoire, Ricardo Rossello, a dit lundi craindre «une crise humanitaire» si les États-Unis ne prenaient pas des «mesures immédiates» pour lui venir en aide. «Les gens ne doivent pas oublier que nous sommes des citoyens américains. Et fiers de l'être», a-t-il affirmé.

Mardi matin, le chanteur né à Porto Rico Marc Anthony a aussi souligné ce point. «Faites quelque chose pour notre population dans le besoin à PuertoRico. Nous sommes aussi des citoyens américains», a-t-il tweeté.

«Les gens meurent»

Pour la maire de la capitale San Juan, Carmen Yulin Cruz, la distribution rapide de l'aide humanitaire est «une question de vie ou de mort» car «les gens meurent vraiment».

Alors que l'île est «pratiquement paralysée», elle a dénoncé la désorganisation de l'aide venue du gouvernement ou des ONG américaines. «Il y a des gens, l'aide est arrivée», mais «quelqu'un doit structurer la logistique», a expliqué Mme Cruz sur CBS.

La ministre adjointe à la Sécurité intérieure, Elaine Duke, a affirmé que plusieurs centaines d'employés fédéraux participaient aux opérations de secours.

«Actuellement, nous avons plus de 4 millions de rations et 6 millions de litres d'eau» sur l'île, a-t-elle dit sur CNN. En outre, 16 navires acheminent l'aide et 10 sont en route, alors que «les accès aux ports, aux aérodromes et aux routes s'ouvrent» peu à peu.

«Les infrastructures sont fragiles, il n'y avait pas de règles d'urbanisme, donc il y a beaucoup de dégâts», a-t-elle expliqué.

Lundi soir, M. Trump avait estimé que Porto Rico était «en difficulté» à cause de sa situation économique. La Maison-Blanche avait auparavant affirmé que la réaction du gouvernement avait été «sans précédent en termes de déblocage de fonds fédéraux». Le spectre de ces fonds a été élargi mardi.

Le bilan du passage de l'ouragan Irma a par ailleurs été revu à la hausse mardi avec 72 morts pour le seul État de Floride, selon un décompte établi à partir des différentes données diffusées par les autorités locales.

«Les gens meurent» 

Pour la maire de la capitale San Juan, Carmen Yulin Cruz, la distribution rapide de l'aide humanitaire est «une question de vie ou de mort» car «les gens meurent vraiment».

Alors que l'île est «pratiquement paralysée», elle a dénoncé la désorganisation de l'aide venue du gouvernement ou des ONG américaines. «Il y a des gens, l'aide est arrivée», mais «quelqu'un doit structurer la logistique», a expliqué Mme Cruz sur CBS.

La ministre adjointe à la Sécurité intérieure, Elaine Duke, a affirmé que plusieurs centaines de personnel fédéral participaient aux opérations de secours.

«Actuellement, nous avons plus de 4 millions de rations et 6 millions de litres d'eau» sur l'île, a-t-elle dit sur CNN. En outre, 16 navires acheminent l'aide et 10 sont en route, alors que «les accès aux ports, aux aérodromes et aux routes s'ouvrent» peu à peu.

«Les infrastructures sont fragiles, il n'y avait pas de règles d'urbanisme, donc il y a beaucoup de dégâts», a-t-elle expliqué.

Lundi soir, M. Trump avait estimé que Porto Rico était «en difficulté» à cause de sa situation économique. La Maison-Blanche avait auparavant affirmé que la réaction du gouvernement avait été «sans précédent en termes de déblocage de fonds fédéraux». Le spectre de ces fonds a été élargi mardi.




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