Obamacare: les républicains ressuscitent leur tentative d'abrogation

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Un groupe de sénateurs républicains tentent ces jours-ci de convaincre leurs collègues de se rallier derrière leur proposition de loi, qui remplacerait une partie d'Obamacare par des réformes d'inspiration conservatrice.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Humiliés cet été par l'échec de l'abrogation de la loi emblématique sur la couverture maladie de Barack Obama, Obamacare, les républicains du Congrès américain ont ressuscité leur tentative cette semaine, sans garantie de succès.

Un groupe de sénateurs républicains tentent ces jours-ci de convaincre leurs collègues de se rallier derrière leur proposition de loi, qui remplacerait une partie d'Obamacare par des réformes d'inspiration conservatrice.

La réforme républicaine transfèrerait aux États les crédits actuellement gérés par l'État fédéral, en leur donnant une grande latitude pour déréglementer le marché des assurances santé, et notamment réduire le niveau minimal de couverture aujourd'hui garanti dans la loi. L'obligation individuelle de s'assurer et l'obligation pour les employeurs de proposer une assurance à leurs salariés seraient supprimées.

L'enjeu des deux prochaines semaines est d'obtenir le soutien d'au moins 50 des 52 sénateurs républicains, afin de permettre l'adoption du texte dans la chambre haute du Congrès. Les 48 démocrates de l'opposition devraient voter contre quoiqu'il arrive.

En juillet, une autre loi de détricotage d'Obamacare avait échoué à une voix près, trois républicains ayant voté «non», dont John McCain, provoquant la fureur du président Donald Trump, qui en avait fait l'une de ses priorités de l'an un.

Mardi, un sénateur républicain, Rand Paul, avait déjà annoncé son opposition à la nouvelle tentative de son parti. «Cela ne ressemble pas le moins du monde à une abrogation», a justifié ce conservateur, qui estime que la loi ne va pas assez loin dans l'abrogation.

Pour faire pression sur les récalcitrants, la Maison-Blanche dépêchera mardi au Sénat le vice-président Mike Pence, qui fera l'aller-retour de New York où il se trouve pour l'Assemblée générale de l'ONU.

John McCain, lui, n'a pas dit ce qu'il voterait, mais il s'est publiquement plaint de la précipitation de ses collègues.

Le nouveau texte n'a fait l'objet d'aucune audition, ni d'aucun chiffrage officiel.

Beaucoup de sénateurs attendent en effet de connaître des estimations du nombre de personnes susceptibles de perdre leur assurance en raison du plan républicain.

Les démocrates, eux, martèlent que cette nouvelle mouture de «Trumpcare» est «encore plus méchante» que la précédente.

En raison de contraintes procédurales, le Sénat a jusqu'à la fin du mois pour adopter toute réforme d'Obamacare avec une majorité simple et non une majorité qualifiée de trois cinquièmes.




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