Harvey: une Québécoise vivant au Texas craint pour sa maison

Un automobiliste conduit son véhicule sous une forte... (PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Un automobiliste conduit son véhicule sous une forte pluie à l'approche de l'ouragan, le 25 août à Corpus Christi.

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Louise Leduc
La Presse

Un automobiliste conduit son véhicule sous une forte pluie à l'approche de l'ouragan, le 25 août à Corpus Christi.

« J'ai des jumeaux de 12 ans, l'un a dormi à poings fermés et l'autre avait peur... »

Originaire du Québec, Michelle Gatlin habite à Pearland, au Texas, à une vingtaine de minutes de Houston.

Les autorités ont suggéré aux habitants d'évacuer la ville.

« J'habite au Texas depuis 2000 et lors des précédentes tornades, nous sommes partis. Cette fois, nous avons décidé de rester parce qu'on a beaucoup entendu que les plus gros dégâts viendraient des inondations. On doit être sur place pour protéger la maison », raconte-t-elle en entrevue téléphonique à La Presse pendant un moment d'accalmie.

Souvent, les gens qui ne vivent pas dans des régions touchées par les tornades ne comprennent pas, dit-elle, que des résidants restent sur place.

La réalité, relève-t-elle, c'est que quand il y a évacuation obligatoire dans certaines villes, comme c'est le cas cette fois à Corpus Christi, « il est à peu près impossible de trouver un hôtel ».

« Aussi, toutes les étagères des magasins sont vides et depuis mardi, impossible d'acheter du pain. »

Pour le reste, ça va, Mme Gatlin a fait ses provisions et elle a des caisses et des caisses d'eau.

Quand la vie va-t-elle reprendre ? Mystère. Les enfants n'auront pas d'école jusqu'à nouvel ordre et Mme Gatlin, qui est enseignante, ne travaillera pas non plus.

Dans plusieurs villes du Texas, le temps s'est arrêté pour une période indéterminée, « avec ce que cela signifiera comme dommages à l'économie. Pendant combien de temps, notamment, sera-t-il impossible d'extraire du pétrole ? »

Et là, maintenant, dehors, chez vous, ça ressemble à quoi ? Au début de la conversation, Mme Gatlin disait qu'il faisait beau « comme au mois de juillet ». Quelques minutes plus tard, le vent se levait de nouveau et le ciel se refaisait très menaçant.

« Ça change tout le temps. Quand je suis sortie promener le chien il y a quelques heures, ça allait, mais la pluie est revenue plus tôt que je le pensais. Sur ma peau, les gouttes, ça faisait comme des épingles. »




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