Washington accentue la pression sur Pyongyang

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«Le département du Trésor continuera d'accroître sa pression sur la Corée du Nord, en visant ceux qui soutiennent le développement des programmes nucléaires et balistiques, et en les isolant du système financier américain», a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, cité dans un communiqué.

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Agence France-Presse
Washington

Le Trésor américain a désigné 10 entreprises et six individus accusés d'apporter leur aide financière à la Corée du Nord en important notamment du charbon.

«Le département du Trésor continuera d'accroître sa pression sur la Corée du Nord, en visant ceux qui soutiennent le développement des programmes nucléaire et balistique, et en les isolant du système financier américain», a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

«Il est inacceptable que des individus ou des entreprises en Chine, en Russie ou ailleurs, permettent à la Corée du Nord de générer des revenus utilisés pour développer des armes de destruction massive», a-t-il souligné.

Le département du Commerce a prononcé par conséquent le gel aux États-Unis de tous les biens et avoirs des personnes désignées tandis que les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux.

Les sanctions visent en particulier d'importants exportateurs de charbon, dont la société chinoise Zhicheng, sur lesquels s'appuie le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un pour développer ses programmes de développement d'armes nucléaires et missiles balistiques.

«La Corée du Nord génère une part importante d'argent qu'il utilise pour alimenter ses programmes nucléaires et de missiles balistiques en exploitant des ressources naturelles qu'il vend à l'étranger», a expliqué le département du commerce.

Celui-ci estime que le commerce du charbon génère plus d'un milliard de dollars de revenus par an pour le régime de Pyongyang.

Selon Washington, les seules entreprises industrielles chinoises visées par les sanctions de mardi ont importé du charbon nord-coréen représentant un demi-milliard de dollars entre 2013 et 2016.

Escalade de tensions et de sanctions

Washington a également sanctionné trois ressortissants russes, Mikhaïl Pisklin, Andreï Serbin et Irina Huish, qui au travers des entreprises Transatlantic et Velmur ont approvisionné la Corée du Nord en pétrole.

Parmi les autres entreprises visées figurent notamment la société Dandong Rich Earth Trading, basée en Chine, et Gefest-M, société basée à Moscou, qui auraient quant à elles acheté des matières premières (vanadium, métaux) également au profit d'entreprises liées aux programmes militaires nord-coréens.

Ces sanctions font suite à une escalade de sanctions des États-Unis et des Nations unies en réponse à une série de tests de missiles et de menaces envers les États-Unis.

C'est le 29 juin que les États-Unis avaient pris leurs premières sanctions contre une banque chinoise accusée de mener des activités illicites avec la Corée du Nord.

Bank of Dandong, installée dans la ville frontalière chinoise du même nom, est «considérée comme une source d'inquiétude de premier ordre pour le blanchiment d'argent», avait alors affirmé Steven Mnuchin.

Elle est accusée de servir d'intermédiaire «à une activité financière illicite de la part de la Corée du Nord» en facilitant des millions de dollars de transactions au profit de compagnies impliquées dans le développement de missiles balistiques.

Le 6 aout, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté, sur proposition des États-Unis, la résolution 2371 visant à interdire des revenus tirés des exportations nord-coréennes, notamment dans les secteurs du charbon, du fer et de la pêche.

Les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis étaient à leur comble il y a une dizaine de jours après de nouveaux tests de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) de Pyongyang.

Le président américain Donald Trump avait alors menacé de déchaîner «le feu et la colère» sur le Nord.

Pyongyang avait, lui, répliqué en promettant de tirer une salve de missiles à proximité du territoire américain de Guam, dans le Pacifique.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a finalement décidé de ne pas mettre immédiatement à exécution ce projet, tout en prévenant que la suite des opérations ne dépendait que du comportement de Washington.




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